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vendredi 19 novembre 2010

Pierre-Amable de Soubrany

Pierre-Amable Soubrany de Macholles, dit Soubrany, né le 17 septembre 1752 à Riom, mort le 17 juin 1795 à Paris, est un révolutionnaire français.

Descendant d'une vieille famille noble du Puy-de-Dôme, fils d'Amable Soubrany de Verrières, trésorier général de France à Riom, Soubrany entre en 1774 au régiment du Royal-Dragons. Mais il ne s'entend guère avec les autres officiers, se bat en duel et finit par donner sa démission en 1789, alors qu'il est sous-lieutenant, parce qu'une promotion qu'il estimait mériter venait de lui être refusée. Lié par l'amitié à son compatriote Gilbert Romme, il s'enthousiasme pour la Révolution, devenant successivement commandant de la garde nationale riomoise, puis maire. Elu à la Législative comme Romme, il ne s'y distingue guère : ce n'est pas un politique, mais un militaire, de tempérament. Elu à la Convention, il siège sur les bancs de la Montagne et vote la mort du roi.

C'est en tant que représentant en mission que Soubrany montre toutes ses qualités. Membre du Comité militaire de la Convention, il passe presque tout son temps aux armées à partir du printemps 93. Envoyé en Moselle en avril, il signale à la Convention les actes suspects de Custine. En décembre, il repart pour l'armée des Pyrénées-Orientales, où, pendant huit mois, il donne toute sa mesure. En compagnie de Milhaud, il assure l'approvisionnement de l'armée avec efficacité et se bat en personne à la tête des troupes. Partageant la vie et la nourriture des simples soldats, il devient l'idole des troupes, malgré la rigueur de son terrorisme. Sous son commandement, tout l'état-major de l'armée est épuré ; suite à des défaites, trois généraux, d'Aoust, Delattre et Ramel, ainsi que d'autres officiers, sont déférés au Tribunal révolutionnaire ou devant des juridictions locales d'exception et condamnés à mort.

Soubrany mène également dans ses missions une action politique. Avec Dugommier et Milhaud, il publie en février 94 l'Avant-garde de l'armée des Pyrénées-Orientales, un journal patriote adressé aux soldats qui dure jusqu'à la fin de sa mission, contenant les adresses des sociétés populaires locales, les arrêtés et proclamations de représentants et le décompte des condamnations frappant officiers et soldats supposés infidèles. Il réorganise également la justice révolutionnaire, en fusionnant le tribunal criminel militaire et le tribunal criminel du département des Pyrénées-Orientales, pour créer un tribunal militaire révolutionnaire. Au printemps 1794, il établit également une commission militaire, qui doit juger aussi bien les cas de vol ou d'insubordination que ceux de désertion. En tout, ces juridictions condamnent à la mort 22 officiers et 30 soldats. Ces mesures rigoureuses permettent un redressement de l'armée, qui remporte bientôt plusieurs victoires.

De retour à Paris en octobre 1794, après la chute de Robespierre, Soubrany découvre avec horreur la réaction thermidorienne, bien qu'il n'ait jamais apprécié Robespierre et se soit brouillé avec son compatriote Couthon. Des émeutiers ayant, au cours de l'insurrection de prairial an III, réclamé qu'il soit nommé commandant de l'armée de l'intérieur, la majorité libérale et modérée en profite pour le faire décréter d'accusation par la Convention, alors qu'il était absent, ce jour-là, et n'avait pris aucune part à l'insurrection. Plutôt que de fuir, Soubrany va se constituer prisonnier à l'Assemblée en apprenant que Gilbert Romme a été arrêté. Emprisonné avec son ami au Château du Taureau, à Morlaix, il est condamné à mort en même temps que lui après un simulacre de procès. En accord avec Romme et les quatre autres condamnés (Goujon, Bourbotte, Duquesnoy et Duroy), il se poignarde à l'annonce de la condamnation, mais ne parvient pas à se tuer immédiatement. On l'étend dans la charrette qui le mène au supplice, mais il meurt pendant le trajet, et c'est un cadavre que la guillotine décapite.

Sources : Wikipédia 

dimanche 31 octobre 2010

Eglise Saint-Amable


Un baptistère est édifié au Ve siècle par Amable, prêtre de Riom. Édifice desservi par un chapitre de chanoines de Saint-Augustin depuis 1077 et qui devient séculier en 1548. En 1452, un tremblement de terre aurait obligé à renforcer l'un des quatre grands piliers du clocher. À la Révolution, l'église devient un atelier de salpêtre. Dix-huit mois plus tard, elle est rendue au culte. Elle porte le titre de basilique depuis 1912. C'est le plus vaste édifice du diocèse après la cathédrale de Clermont. Son architecture est complexe puisqu'elle est marquée par toutes les périodes :

    * Une nef bordée de deux bas-côtés qui sont de style roman bien qu'elle soit construite en pierre de Volvic (pierre volcanique) employée seulement à partir du XIIIe siècle. Il s'agirait donc d'un roman tardif ;
    * Un chœur à déambulatoire et chapelles rayonnantes typiquement gothiques ;
    * Les chapelles nord de style gothique flamboyant (fin XIVe siècle) ;
    * Les chapelles sud datant de 1747 (elles comblent la démolition du cloître à cette époque) ;
    * La façade ouest de 1750 ;
    * Le transept et le clocher qui sont reconstruits en 1855.

La flèche du clocher avait été supprimée à la Révolution.

L'église Saint-Amable est classée monument historique depuis 1840.

Sources : Wikipédia 

Amable de Riom

Amable de Riom ou Amable de Clermont ou Aimable ou Saint Amable était un prêtre de Riom en Auvergne au Ve siècle. Il est fêté localement le 11 juin ou le 18 octobre ou le 1er novembre en Occident, le 3 juillet en Orient.

Histoire et tradition.

Amable exerça son ministère dans l'église de Riom, puis fut appelé au siège épiscopal de l'Auvergne (Clermont), probablement par saint Sidoine Apollinaire.

On raconte qu'à sa voix les bêtes venimeuses et les démons s'enfuyaient. Les images et médailles représentant le saint portent toujours cette inscription « le démon s’enfuit, ainsi que le serpent et le feu ». On peut voir à Mirecourt, une toile du XVIIe siècle représentant saint Amable, saint réputé protéger des serpents et des sorciers.

Il est mort un 11 novembre de l'an 475. Sa fête est cependant célébrée le 11 juin ou le 18 octobre en Occident, le 3 juillet en Orient. Il est fête à Riom lors de deux fêtes solennelles marquant le culte de Saint Amable : le dimanche qui suit le 19 octobre (Saint Amable d’hiver) et le dimanche qui suit le 11 juin (Saint Amable d’été). Lors de cette grande fête d’été, on porte en procession dans les rues de la ville la châsse contenant les reliques du Saint.

Son tombeau à Clermont a été le lieu de plusieurs miracles dont saint Grégoire de Tours a été témoin et qu'il nous rapporte. Au Xe siècle, on procéda à la translation de ses reliques de Clermont à Riom où on les plaça dans l'église Saint-Bénigne.

Le père Antoine Déat a introduit son culte au Canada, où il fut vénéré pendant très longtemps. Dans les années 1730, un enfant sur dix est appelé Amable. Une chapelle avait été bâtie en son honneur à la basilique Notre-Dame de Montréal.

Sources : Wikipédia 

vendredi 11 janvier 2008

Riom



D'azur à la lettre R capitale d'or surmontée de deux fleurs de lys du même.
(Sources : Wikipédia)
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