Affichage des articles dont le libellé est Augerolles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Augerolles. Afficher tous les articles

dimanche 21 novembre 2010

dimanche 24 octobre 2010

Château des Grimardies


Le Château des Grimardies est situé sur le versant Ouest des Monts du Forez, aux confins du Livradois, dans le Puy de Dôme, à la lisière du département de la Loire, entre la petite Limagne et la Montagne (les Bois Noirs) à 500 mètres d'altitude. Il appartenait à la famille FAUGIERE de la commune d'OLMET quand il fut acquis en 1697 par la famille de PROVENCHERES. Monsieur et madame Jacques de PROVENCHERES en sont les actuels propriétaires avec leurs trois garçons. Ils habitent le château depuis trente et un ans. 

Le château et ses jardins sont inscrits à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. 

Historique.

La maison de PROVENCHERES est une maison ancienne et d'origine chevaleresque qui tire son nom des Seigneuries, Château Fort et Village de Provenchères (au Chatelard) dans les montagnes du Comté de Bourgogne, Baillage de Baume-les-Dames, Vassal de la Baronnie de Belvoir en 1100. 

La famille de PROVENCHERES descend d'une des principales branches établie en Lorraine en 1400, en filiation ininterrompue. Cette branche prit rang à la Cour et aux Assises des Etats dans le Corps Illustre de l'ancienne Chevalerie. On juge de la considération dont elle y jouissait par une citation de l'Auteur de "La généalogie de la Maison des Salles" (Dom Calmet) qui, pour prouver combien la charge d'Ecuyer Tranchant était honorable énonce que "Pierre de PROVENCHERES, Gentilhomme de nom et d'Armes de la plus pure noblesse posséda cette charge de 1477 à 1508". Cet emploi qui ne porte plus à présent l'idée d'une charge honorable n'était alors confié qu'aux personnes de Conditions.

En 1540, Etienne de PROVENCHERES doit quitter la Lorraine, s'étant compromis dans un complot avec de jeunes nobles qui visait à empêcher l'emprise du monde Germanique sur le monde Roman. Ruiné, déchu de sa noblesse, il se réfugie en Auvergne, province où il possède des parents éloignés, les SAINT PRIEST. Ces SAINT PRIEST descendaient d'une Philippine de PROVENCHERES (branche de Bourgogne), Dame de la VALETTE, qui avait épousé en 1398 Giraud de la MOTTE, dont elle avait eu deux enfants. A son arrivée en Auvergne, il fut aidé par les SAINT PRIEST et acheta le 16 janvier 1541 un domaine au village de Gourgou, paroisse d'Augerolles (archives des Grimardies). Le 14 août 1542 il épousa Jeanne de la ROCHE qui lui donna trois enfants. C'est l'un de ses petit-fils, Paul de PROVENCHERES, qui fit fortune dans le commerce du bois. Il avait, par ordonnance royale du 15 septembre 1618, le monopole du flottage des bois sur la Dore. Un des neuf fils de Paul, Marin, faisait également le commerce du bois qu'il expédiait par la rivière la Dore au port de la Barge sur la paroisse de Courpière. Comme son père, il avait le monopole du flottage des bois sur cette rivière et était qualifié de "marchand de bois voiturier par eau". Il fournissait entre autres l'arsenal de Brest en bois pour la construction des vaisseaux du Roy. façade Sud-ouest du château vue du belvédère

Le 22 janvier 1697, Bertrand et Jean-Alexis de PROVENCHERES, frères, fils de Marin de PROVENCHERES, achetèrent le domaine et la métairie des Grimardies, composé de maisons, granges, étables, basse-cour, jardin, prés, terres et animaux. Le domaine s'étendait sur 1.000 hectares de bois sur la commune d'Augerolles et celles environnantes. C'est Bertrand-Jacques qui fit construire avant 1715 les deux ailes du Château et aménager l'intérieur et l'extérieur des Grimardies ; c'est lui qui fit dessiner et forger la rampe de l'escalier d'honneur. Les deux calvaires qui se trouvent à l'entrée de l'allée, ainsi que celui qui est sur la place du village, comme la fontaine, ont été construits et sculptés sur ses instructions en 1724. 

Bertrand et Jean-Alexis étaient "consorts en biens" et associés dans toutes leurs entreprises suivant un usage alors fort en honneur dans toutes les familles patriarcales ou communautés de la région Arvenne-Forézienne. Jean-Alexis signait "PROVENCHERES le Jeune" et acceptait volontiers la tutelle de son frère aîné Bertrand, le "Maître". Comme son père et jusqu'à ce qu'il obtienne sa charge de Conseiller du Roy, Jean-Alexis avait eu également le monopole du flottage du bois sur la rivière la Dore. Il faisait aussi le transport du charbon par eau. Le 30 mars 1774, n'ayant pas d'héritier direct, il fait une donation entre vifs à son neveu, Claude, fils de Bertrand-Jacques, de tous ses biens : seigneurie de La Faye et du aile gauche du château Chassaing avec les privilèges qui en découlent. On trouve ensuite Alexis-Bertrand (1731-1802) qui fut Seigneur des Grimardies, de La Faye, du Chassaing ; et Pierre de PROVENCHERES (1740-1831) qui fit partie de la maison du Comte de Provence (futur Louis XVIII) et devint ensuite tuteur du Comte de Berry (futur Charles X). Après s'être exilé en Italie et en Allemagne à la révolution, avec la famille royale, il s'embarqua en 1794 pour les Etats-Unis : en 1800, ses descendants s'installèrent à Saint Louis où ils firent souche. 

Alexis-Annet de PROVENCHERES (1765-1831), Ecuyer, Seigneur de La Faye, du Chassaing, des Grimardies et autres lieux, Chevalier de Saint-Louis procéda aux embellissements des Grimardies. On lui doit entre autres : la réfection du porche d'entrée en pierres de taille de granit ; la réfection de la chapelle, la réfection des murs de la terrasse et la construction des escaliers en granit du pays, la construction de la pièce d'eau, la construction du portail des lions (la grille en fer forgé qui le ferme venant d'Aubière), six colonnes de granit de 6 mètres de haut d'une seule pièce pour clôturer le jardin à l'Est (ces colonnes ont été déplacées par la grand-mère de monsieur Jacques de PROVENCHERES et bordent maintenant l'allée Ouest du jardin). L'ensemble de ces réalisations sont en granit venant de La Loubière et taillées par le sculpteur VAURE de la mine de Courpière. Plusieurs autres réalisations sont à son actif : portail du jardin potager, collecteur d'eau en pierres de taille, surmonté d'un magnifique dauphin... 

Architecture.

Dans un village calme, sur une vaste place, avec pour fond des dépendances (écuries, granges), en son milieu une belle fontaine, se dresse le château : son imposante façade, ses deux ailes prolongées par deux pavillons et clochetons.

Ces corps de bâtiments délimitent une cour offrant vis-à-vis du porche d'entrée, par une jolie grille en fer forgé, une échappée sur le parc : grande terrasse d'où l'allée centrale conduit au jet d'eau "milieu de parc" ; à l'Ouest l'ancien portail d'entrée, à l'Est le bois abritant une petite pièce d'eau ; au fond le belvédère qui surplombe la vallée de la Dore.

La façade Est se compose, de part et d'autre du porche, de la chapelle, d'un cellier et de greniers à l'étage ainsi que d'une partie à usage d'habitation qui chevauche sur l'aile Nord à laquelle on accède dans la cour par une belle porte d'entrée 18ème ; de là, part l'escalier d'honneur. Cette "aile Nord" se répartit ainsi : au rez-de-chaussée à droite de l'escalier : une immense cuisine, divers offices, un petit bureau ; à gauche un vaste vestibule communiquant avec la salle à manger et deux salons ouvrant sur le parc ; 4 pièces de réception présentant des meubles d'époque Louis XV, portraits de famille, parquets Versailles ou Fougères, cheminées leur confirmant un aspect chaleureux et accueillant. Au premier étage, l'escalier avec sa belle rampe en fer forgée du 18ème débouche sur un pallier desservant :

  * d'un côté, l'appartement du propriétaire ;
  * de l'autre côté, une bibliothèque et un couloir qui dessert une série de chambres indépendantes

Dans l'aile opposée (Sud), en vis-à-vis, a été aménagé un appartement plus récent composé au rez-de-chaussée d'une cuisine, salle à manger et salon ouvrant sur le parc ; quatre chambres sont situées à l'étage. L'ensemble est doté de chauffage et équipé de deux salles de bains.

Faisant suite à cet appartement on trouve les garages, les anciennes écuries, les selleries, greniers au-dessus, referment le "U" permettant la création de salles, chambres... L'ensemble permet une grande capacité d'accueil de différents types.

Le parc a une superficie d'un hectare ; 4 hectares de bois sont attenants. 

Sources et photos : La Passion des Châteaux 

mardi 12 octobre 2010

Augerolles - Notes

A la fin du XVII e siècle,les minutes de Pierre CAMBRAY, notaire à Augerolles,confirment et illustrent les règles évoquées précèdemment pour désigner ces collecteurs. Lisons le document appelé par le notaire " Acte libératoire des habitants de Frédeville ", qui était un des quatre quartiers de la paroisse d'Augerolles.

" Aujourd'hui dimanche onzième 7bre 1689 devant notaire soussigné et des témoingts nommés...requérant jean SABLONNIERES...collecteur du quartier de Frédeville paroisse d'Augerolles l'année présente, lequel nous a dit et remontré avoir fait publié l'asamblée des habitants dud.quartier par monsieur le curé dud.lieu en son prône de messe de paroisseled.jour afin que lesd.habitants dud quartier...assemblés à l'issue de la grand messe au lieu accoustumé...pour délibérer sur la nomination d'...et collecteur en son lieu et place pour l'année prochaine 1690 et sont lesd.habitants Jacques LICHERON,Anth.MENEADIER,Claude LACOUR , Guilhaume LACOUR, François BLANC,Gilbert MENEADIER, Robert DANTON, Guilhaume LIGOURE, Claude LORTET, Jean TRAVERS, Benoît Malet, Estienne LICHERON, tous lesquels habitants représentants la principalle et majeure partie desd. HabitantsDud.Quartier lesquels après avoir ouy la position (?) dud.collecteur et conférance entre eux faict ont d'une commune voix et consentement nommé en lieu et place dud. SABLONNIERES, Jean COSTEVEILLE pour consul et collecteur pour l'année prochaine 1690...Fait en présence de Pierre FERRIER journalier du bourg qui n'a scu signer et Jean BRUGIERE tixerant qui a signé avec lesd.Claude LACOURT et Jacques LICHERON...".

dimanche 3 octobre 2010

Augerolles

Le territoire d’Augerolles s’étend sur les pentes du Forez, il est assez accidenté, de sol médiocre, en grande partie boisée surtout sur les hauteurs. La population est très dispersée, le centre communal n’en rassemble même pas la moitié et les derniers recensements indiquent plus de soixante-dix lieux habités (hameaux ou maisons isolées).

Le village s’est développé autour d’un petit prieuré de l’ordre de Cluny mentionné dans un diplôme du pape Urbain II de 1095, mais sa fondation est plus ancienne. Au XIII° siècle, outre le prieur, il n’y avait que deux moines. A cette date prieuré et village étaient protégés par la « forteresse », simple château primitif probablement construit sur une motte par Hugues, prieur de Sauxillanges, c’est à cette époque que fut commencée la construction de l’église sous le patronage de sainte Croix.

Avant 1789, les droits de justices appartenaient au seigneur d’Olliergues, à celui d’Aubusson et au prieur du lieu. Dans l’étendue de la paroisse il y avait deux seigneuries principales : Frédeville et les Grimardies. Frédeville resta dans la famille du même nom depuis au moins le XIII° siècle jusqu’en 1759, date du mariage de l’héritière avec Jean de Mascon, du château il ne reste que des ruines. Les Grimardies passèrent des de Boulier aux de Calard en 1516, puis aux de Talaru en 1592, vers 1695 Claude de Talaru vendit ses à Bernard de Provenchères, conseiller à la cour des aides de Clermont, qui en 1723 acheta la seigneurie de La Faye, paroisse d’Olmet, et l’unit aux Grimardies. En 1789, la famille les possédait encore. Après avoir acheté les Grimardies Bertrand de Provenchères demanda à Massillon, l’évêque de Clermont, l’autorisation de fonder une chapelle dans son domaine, invoquant la difficulté du chemin vers Augerolles et « la goutte qui l’oblige à garder le lit ou la chambre les deux tiers de l’année ». Le 22 juin 1729, l’évêque donna son accord. Le château des Grimardies existe toujours. Alexis de Provenchères (1765-1831), lieutenant au régiment de Bourbonnais, participa à la guerre d’Indépendance d’Amérique sous les ordres de Rochambeau.

Augerolles était, au point de vue fiscal, divisé en quatre quartiers ou collectes : quartier d’Aubusson, de la Montagne, de Frédeville et du Bourg. En avril 1698, Mgr Bochard de Saron visita la paroisse (la précédente visite épiscopale remontait au 29 avril 1687). L’église fut trouvée en bon état, on y conservait un nombre considérables de reliques dans quatre reliquaires, ossements de plusieurs saints pas tous identifiés (dans un reliquaire un paquet d’os porte la mention « reliqae incognitione »), une petite croix en cuivre argenté contient un fragment de la vraie croix. Le clocher est alors meublé de cinq cloches. Le curé est nommé par le prieur, il est à la portion congrue se montant à 300 livres et trois septiers de seigle. L’évêque a reçu des plaintes contre la conduite du curé, aussi lui est-il ordonné « de se retirer dans huictaine dans le séminaire de Thiers pendant six mois consécutifs et sans interruption pour y reprendre l’esprit ecclésiastique ». A du curé et de son vicaire il y avait des prêtres communalistes (nés et baptisés dans la paroisse), leur nombre n’était pas limité, ils étaient trois en 1698, mais absents au passage de l’évêque. Dans la paroisse qui compte 1200 communiants on ne signale ni hérétiques, ni sorciers, ni « concubinaires », ni excommuniés, il n’y a pas d’école, mais quatre sages-femmes. « Les habitants sont pauvres laboureurs, tisserands, sabotiers ou journaliers ». Le prieur perçoit toutes les dîmes à l’exception appartenant au seigneur de La Faye et d’un autre appartenant au seigneur de Frédeville qui en sont exempts, par ailleurs le curé d’Aubusson lève la dîme sur le hameau de Puy-Genêt.

Lors de la visite épiscopale du 9 mai 1778 on estime à 1600 le nombre des communiants, il n’y a ni école ni sage-femme, les cabaretiers « ne sont pas toujours sans reproche ». Il n’y a pas de presbytère, le curé reçoit des habitants 50 livres pour se loger (quelques années plus tôt on signale qu’il bénéficie d’un jardin contenant « deux coupées, amis inutilisé à cause de la médiocrité du sol »). La paroisse à deux cimetières, l’un clos de murailles, l’autre au sud de l’église dans l’intérieur du bourg qu’il faut interdire. Les deux confréries, du Saint-Sacrement et du Rosaire, n’ont aucun revenu. Les deux chapelles domestiques des châteaux de Frédeville et des Grimardies sont en bon état, celle dédiée à saint Lazare est interdite depuis longtemps, « elle a servi d’asile aux malfaiteurs, elle est absolument inutile, il serait convenable d’en ordonner la démolition ». (Histoire des communes du Puy de Dôme par A. G. Manry)

Augerolles - La Révolution

Elle connut les évènements habituels : ventes des biens fonciers du prieuré qui commença le 19 avril 1790, plantation le 15 août 1792 d’un peuplier « arbre de la liberté », devant l’église, plus tard célébration  de la déesse Raison avec bal dans l’église où le culte n’était plus célébré, démolition du clocher et transport à Thiers du cuivre et des ornements religieux.

En 1793-1794 nombreuses furent le dénonciations de prêtres réfractaires ou de citoyens ayant tenu des propos contre-révolutionnaires. Ainsi le 28 juin 1794 un habitant déclare avoir rencontré dans les bois « six prêtres habillés de rouge » ce qui provoqua une battue dans tous les bois de la région, sans résultats. En 1796 encore une lettre anonyme adressée aux administrateurs du département donnait les noms de nombreux prêtres réfractaires vivant dans le canton, « Tout cette maudite ergence ne cesse de prêcher la contre-révolution, ils engagent les pères et les mères à faire déserter les volontaires, à les empêcher de rejoindre, à refuser les monnaies républicaines… Le patriotisme est totalement mépris et honny, le secrétaire de l’administration municipale est un homme sans caractère, se soulant continuellement… ».

En dépit de toute cette propagande, en 1796, il y avait soixante hommes originaires d’Augerolles aux armées. (Histoire des communes du Puy de Dôme par A.G. Manry)

Augerolles - XIX° siècle

Peu d’évènements marquent cette période : en 1816 le maire installe une communauté des sœurs hospitalières de la Miséricorde de Billom, un peu plus tard les frères des écoles chrétiennes ouvrent un établissement qui ne fermera qu’en 1944. L’émigration temporaire persiste longtemps, puis c’est le déclin démographique.

Plusieurs filons de plomb argentifère et de cuivre reconnus au XVIII° siècle font l’objet d’une concession d’exploitation en 1828, mais celle-ci est vite abandonnée, une reprise vers 1870 n’aura pas plus de succès.

Augerolles revendique l’origine de la famille princière romaine des Torlonia, en fait si Marin Tourlonias qui émigra en Italie était bien né dans la paroisse,  sa famille était originaire de Marat (canton d’Olliergues). (Histoire des communes du Puy de Dôme par A.G. Manry)

mardi 25 décembre 2007

Augerolles


d'or à la bande de sable, au chef de gueules chargé d'un lion issant du champ
(Source : Wikipédia)
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...