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dimanche 12 septembre 2010

Thiers (de)

Comtes De Chalon-sur-saône.

  * Guillaume, vicomte de Thiers, fils de Guy III, ayant épousé Adélaïde de Châlon, fille de Tbibaud, comte de Châlon, hérita de ce comté en 1093. Il fut du nombre des seigneurs bourguignons qui se croisèrent en 1096.

  * Guillaume II de Thiers, comte de Châlon, son petit-fils, se porta à des violences contre les religieux et les vassaux de l'abbaye de Cluny, et il ne fallut pas moins que l'intervention du roi Louis VII à la tête d'une armée pour le faire rentrer dans le devoir. Ceci se passait en 1166.

  * Guillaume III, son successeur, dut intervenir dans le traité imposé par le roi, et promit de ne plus inquiéter les moines de Cluny; mais après la mort du monarque, arrivée en 1180, il recommença avec Humhert, sire de Beaujeu, à dévaster les terres de l'abbaye, ce qui obligea le roi Philippe-Auguste à marcher en Bourgogne pour le réduire, et un nouveau traité fut alors conclu. Dix ans après, le comte de Châlon accompagna le même roi à la Terre-Sainte. ll avait épousé Béatrix de Souabe, fille de l'empereur Frédéric Ier, dit Barberousse, duc de Franconie et de Souabe, et de Béatrix de Bourgogne. De cette union naquit une fille unique, aussi nommée Béatrix, comtesse de Châlon, qui fut mariée deux fois :

  1° à Alexandre de Bourgogne, frère du duc Eudes III;

  2° à Etienne de Bourgogne, comte de Bourgogne et d'Auxonne.

Après avoir rapporté la généalogie des vicomtes de Thiers, il ne sera pas sans à propos de suivre le sort de la terre de leur nom. Nous avons déjà fait connaître qu'elle passa par donation ou échange de 1301 aux comtes de Forez, qui la conservèrent jusqu'à 1357, époque à laquelle Jeanne de Foret la transmit par alliance à Beraud II, comte de Clermonl, Dauphin d'Auvergne, dont la fille unique, Anne Dauphine, épousa, en 1371, Louis II, duc de Bourbon. Vers ce temps-là, Bernard, vicomte de Ventadour, comte de Montpensier, par succession de la maison de Beaujeu, fit revivre des prétentions sur la vicomté de Thiers, prétentions qu'il vendit avec la terre de Montpensier à Jean de France, duc de Berry et d'Auvergnu, en 1384 (1) ; mais ces prétentions, fondées ou non, ne changèrent rien à la destinée de la terre de Thiers, puisqu'elles se trouvèrent éteintes en 1400, par suite du mariage de Marie de Berry avec Jean Ier, duc de Bourbon, fils de Louis II et d'Anne Dauphine, dans la postérité desquels la seigneurie de Thiers resta jusqu'à la confiscation prononcée contre le connétable de Bourbon, en 1527. Ce fut alors que le roi François Fr  en disposa en faveur du chancelier du Prat, à la famille duquel elle ne resta pas ; car un arrêt du parlement, de l'an 1569, en ordonna la restitution à la maison de Bourbon - Montpensier, d'où elle passa, par alliance de l'année 1626, à Gaston de France, duc d'Orléans, dont la fille unique, la célèbre mademoiselle de Montpensier, en fit don, le 29 octobre 1681.

  (1) On a dit que celle vente n'avait pas existé, puisque la terre de Montpensier avait été auparavant confisquée par le roi Charles V, au profit du duc de Berry, qui en jouissait déjà en 1374. Quant à nous , nous croyons que les deux assertions peuvent être également vraies; car une confiscation ne pouvant être consldérée comme un acte de rigoureuse justice, le duc de Berry a pu, pour plus de sûreté, solliciter et obtenir du comte de Ventadour une ratificatlon sous forme de vente. Les exemples de ce genre sont très-nombreux, il y en a même eu après les confiscations de 1793. au duc de Lauzun, son mari. Les héritiers de ce dernier la vendirent, en 1714, à Antoine Crozat, trésorier général de Languedoc, et une petite-fille de celui-ci, mariée au marquis de Béthune, la possédait en 1780. (Nobiliaire d'Auvergne par Jean-Baptiste Bouillet)

Thiers (de)

Anciennement Thiern ou Tyerne, vicomtes de Thiers, seigneurs de Montpensier, d'Aigueperse, de Péchadoire, de Maubec, de Vollore, de Montgerlhe, en Auverge, et comtes de Châlon-sur-Saône, en Bourgogne.

La ville de Thiers, bâtie sur le penchant d'une montagne, avait un antique château fort, séjour de ses vicomtes, et appelé, par Grégoire de Tours, Thigernum Caslrum. Selon le même auteur, le roi Thierry prit et brûla Thiers en l'an 530. Du Bouchet, suivi par le continuateur du père Anselme, fait descendre la maison de Thiers d'Armand, vicomte d'Auvergne, qui vivait du temps du roi Eudes (887 à 898) ; mais Baluze établit que Matfroy ou Matfred, premier vicomte de Thiers, était frère de Robert, vicomte d'Auvergne, avec lequel il est mentionné dans une charte de 9-27, et par conséquent tous deux fils d'Astorg, vicomte d'Auvergne, époux d'Ascendane.

Les vicomtes de Thiers ont eu une grande existence pendant plus de quatre siècles ; leur puissance égalait celle des sires de Beaujeu, des comtes de Forez, des vicomtes de Polignac, et ils traitaient d'égal à égal avec les princes de la maison d'Auvergne, leurs aînés. Ils s'allièrent à toutes ces maisons, à celles des rois de France, des comtes de Bourgogne , et enfin à celle des ducs de Souabe, alors que celleci brûlait sur le trône impérial germanique (1180). Quelquesuns de ces vicomtes de Thiers ont laissé des traces durables.

  * Amblard de Thiers, archevêque de Lyon, fonda le monastère de Ris en 952.

  * Guy II, vicomte de Thiers, rétablit la discipline dans l'abbaye dite du Moustier, à Thiers, en l'an 1012; fonda et dota le chapitre de Saint-Genès, de la même ville, en1016, et mourut en l'an 1031.

  * Guillaume, son fils, fonda, en 1048, avec le consentement de Recunde, sa mère le chapitre de Saint-Martin d'Artonne.

  * Guillaume II, qui ne parait pas avoir laissé de postérité.

  * Etienne de Thiers, qui fonda, en 1076 l'ordre de Grandmont, dont la maison mère était dans le diocèse de Limoges. Etienne de Thiers est honoré comme saint.

  * Guy III. vicomte de Thiers, fut père de :

  * Guillaume de Thiers, qui forma la branche des comtes de Châlon.

  * Guy IV, vicomte de Thiers, seigneur de Montpensier et d'Aiguepcrse, en 1131, fut père de Guy V, qui vivait en 1155, et aïeul du suivant :

  * Guy VI, vicomte de Thiers, épousa Clémence de Courtenay, issue do sang royal. Elle était petite-fille du roiLouisle-Gros, et sœur de Pierre de Courtenay, couronné empereur de Constantinople en 1217. Guy VI et Clémence, de Courtenay laissèrent :

  1° Guy VII, qui continua la branche aînée ;

  2° Etienne deThiers, seigneur de Maubec, marié avant 12i8 à Alasie de Vollore, et dont la postérité flnit à Marguerite de Thiers, dame de Vollore, femme de Guy VIII, vicomte de Thiers, son cousin. Guy VII, vicomte de Thiers, eut à soutenir la guerre contre le sire de Beaujeu, son parent, qui parvint à s'emparer du château de Thiers, en 1210 ; mais le vicomte ayant été secouru parle comte d'Auvergne et par Renaud de Forez, archevêque de Lyon, reprit le dessus sur son adversaire. Peu de temps après, il épousa Marquise de Forez, fille de Guy ou Guigues III, comte de Forez, et sœur de Guy IV, aussi comte de Forez, qui fut, en 1236, arbitre du différend qui existait entre lui et le chapitre de Thiers. De ce mariage naquirent :

  1° Chatard de Thiers, qui forma le degré suivant;

  2° Guy de Thiers, chanoine et précanteur du chapitre de Lyon, de 1261 à 1283. Cuatard, vicomte de Thiers, épousa Brunissende de Comborn, fille d'Archambaud VII, vicomte de Comborn, et de Marie de Limoges. Il était au nombre des barons d'Auvergne, qui réclamaient auprès du prince Alphonse de France, frère de saint Louis, le maintien de leurs priviléges, en 1253. Ses enfants fuient :

  1° Guy VIII

  2° Chatard de Thiers, prévôt du chapitre de Thiefs;

  3° Marquise de Thiers, dame de Busset, mariée à Pierre de Broc, père de Hauphine de Broc, alliée en premières noces à Louis de Beaujeu, et puis à Briand de la Rochebriand ;

  4" Dauphine de Thiers, mariée à Guillaume III, sire d'Apchon. Guy VIII, vicomte de Thiers, fut marié vers 1260 avec Marguerite de Thiers, sa cousine, petite-fille d'Etienne de Thiers, seigneur de Maubec, mentionné plus haut, et d'Alasie de Vollore. De cette union issurent :

  2° Louis de Thiers, tige de la seconde branche de Vollore, alliée aux maisons de Damas et de Rochefort d'Aurouse, et éteinte en la personne de Marguerite de Thiers, mariée vers 1350 à Pierre de Besse de Bellefaye, en Limousin, neveu du pape Clément VI, et frère de Nicolas de Besse de Bellefaye , cardinal-évêque de Limoges, mort en 1369 ;

  3° Jeanne de Thiers, épouse d'Ithier de Bréon, seigneur de Mardogne.

  * Guillaume IV, vicomte de Thiers, reçut, avec son émancipation, en 1292, la donation que lui firent ses père et mère, du château et mandement de Thiers, sous réserve de l'usufruit. Guillaume IV étant resté longtemps sans avoir d'enfants d'Agnès de Maumont, sa femme, et tourmenté d'ailleurs par ses nombreux créanciers, fil donation de la terre de Thiers à Jean, comte de Forez, en 1301 ; mais la stérilité de sa femme ayant enfin cessé, le comte de Forez lui céda, à titre d'échange, tes terres de Saint-Maurice, de Chatellus, de Bussy et de Saint-Germain-en-Val, situées en Roannais. Guillaume IV et Agnès de Maumont laissèrent donc trois enfants :

  1° Guillaume V, qui n'eut pas d'enfant d'Isabelle de Neuville, laquelle était veuve en 1316 ;

  2° Contoure de Thiers, mariée avant 1320 à Humbert Guy, seigneur de Chabannes;

  3° Brunissende de Thiers, épouse de Guillaume Ganant ou Guenant, deuxième du nom, seigneur des Bordes, qui le rendit père de Radegonde Ganant, alliée à Guy V, sire de la Trémouille. (Nobiliaire d'Auvergne par Jean-Baptiste Bouillet)
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