lundi 25 octobre 2010

Vulcania

Le site vu depuis le puy de Dôme.


Vulcania est un centre de culture scientifique autour du volcanisme. Il porte aussi le nom de Centre européen du volcanisme.

Le parc se trouve à Saint-Ours-les-Roches, dans le Puy-de-Dôme, à 15 km au nord-ouest de Clermont-Ferrand. L'activité est gérée par la société d'économie mixte Volcans.


Historique : 

L'entrée.
Vulcania est l'un des projets qui a tenu à cœur à Valéry Giscard d'Estaing, alors président du Conseil régional d'Auvergne, qui souhaite créer un pôle de notoriété nationale et internationale, à la fois didactique et ludique. La forte implication de l'ancien président de la République ajoute une dimension politique aux enjeux économiques, techniques et environnementaux et des voix s'élèvent contre la démesure de ce que les médias désignent parfois sous le nom de « Giscardoscope », en écho à celui du Futuroscope, ouvert près de Poitiers en 1987.

Le cône volcanique.
Par ailleurs, l'implantation de Vulcania au cœur de la Chaîne des Puys rencontre une vive opposition chez les défenseurs de la nature, alors que ses promoteurs mettent en avant la réhabilitation et la dépollution d'un terrain militaire occupé par des dépôts d'hydrocarbures.

L'architecte autrichien Hans Hollein a dessiné un ensemble ouvert incorporant un cône monumental faisant référence, par sa forme, aux puys du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne. Le trois quarts des fondations sont enterrés sous terre c'est pour cela que vulcania reste intégré et adapté à son milieu naturel.

Le parc Vulcania a ouvert ses portes le 20 février 2002.

  * En 2002, Vulcania a accueilli 626 756 visiteurs, dont un tiers de groupes. 

  * En 2003, ils ont été 584 189. 

  * En 2004, il a accueilli 420 777 visiteurs, mais cela n'a pas empêché un déficit net d'exploitation de 1,707 M€. 

L'exterieur de la serre.
  * En 2005, le parc n'a accueilli que 355 866 visiteurs, portant le nombre total de visiteurs à un peu moins de 2 millions depuis l'ouverture. Face à la diminution de l'activité, la SEM Volcans a dû réduire ses effectifs de moitié. Le contrat d'affermage avec la SEM a été dénoncé le 12 juillet 2005. La Région a lancé un appel à candidature pour un nouveau contrat d'affermage à l'issue duquel la SEM Volcans a été retenue. La Région reste donc propriétaire de Vulcania, sa gestion étant confiée à la SEM Volcans. 

  * En 2006, la fréquentation recule encore à 210 000 visiteurs, malgré de nouveaux efforts consentis pour la relancer. 

  * En mai 2006 le Conseil régional d'Auvergne a donc dû engager un plan de relance auquel seuls les élus Verts se sont opposés.

L'extérieur cône.
  * Le 21 mars 2007 le nouveau Vulcania est lancé, préfiguration de ce que sera Vulcania 2 (initialement prévu en 2008). Des investissements ont été consentis pour augmenter le nombre d'attractions ludiques au sein du parc afin de changer son image et d'attirer de nouveaux visiteurs, plus avides de sensations fortes que d'informations scientifiques pures. Le bilan de l'année 2007 montre que plusieurs grands parcs à thème, tels que Disneyland ou le parc Astérix ont bénéficié d'une croissance significative, peut-être liée à une météo maussade, mais également aux multiples innovations mises en place. Il en va de même à Vulcania où la fréquentation est repartie à la hausse, avec 262 000 visiteurs. 

Le cône.
  * En 2008 Vulcania rouvre ses portes en s'appuyant sur quatre nouvelles attractions, plus ludiques et plus spectaculaires (Le VolcanBul, Dragon Ride où on y voit notamment le journaliste Patrick Poivre d'Arvor commenter un faux JT, Le Grand Geyser et Les Maquettes Géantes). Il s'agit explicitement d'améliorer le taux de revisite et d'encourager le visiteur à consacrer une journée entière à l'exploration des différents espaces, plutôt qu'une demi-journée comme c'est généralement le cas pour les musées. En outre le calendrier d'ouverture est élargi, puisque la saison commence le 19 mars 2008 et se termine le 12 novembre 2008. Ces objectifs semblent atteints puisque Vulcania annonce « une hausse de 10% de sa fréquentation par rapport à l'été 2007, déjà en forte progression ». La durée des visites et les journées de nocturnes ont augmenté. 70% des visiteurs arrivent dès le matin, contre 45% l'année précédente. Les dépenses annexes (boutiques, restaurants) augmentent de 20%. La fréquentation de la saison s'établit finalement à 313 420 visiteurs. 

  * En 2009, Vulcania ouvrira ses portes avec deux nouvelles attractions: L'odyssée Magique, un film de 20 minutes qui sera projeté sur le grand écran de vulcania (415 m2). Ce documentaire parle des beautés et des blessures de la terre, il a pour but de sensibiliser les gens sur la nature et l'environnement. La deuxième attraction est la terre en colère qui remplace le simulateur de séisme. Cette attraction riche en sensations fortes nous proposera plusieurs scénarios catastrophes où le spectateur devra en choisir 3 parmi 6 grâce à un vote (chute d'une météorite, avalanche, séisme, éruption, tornade et vagues géante) d'une durée de 15 secondes environ. Comme en 2008 Vulcania a fait participer quelques personnalités dans les différents spectacles: la comédienne Claire Keim prête sa voix à Titania la fée de "l'Odyssée magique" et Sabine Quindou, la complice de Fred et Jamy dans "C'est pas sorcier", sera l'animatrice de "la terre en colère". Pour 2009, c'est la terre qui est mise à l'honneur.

Détail du cône.
  * En 2010, Vulcania décide de faire une pause avec les attractions dynamiques en se penchant sur le côté beaucoup plus pédagogique du parc avec pour slogan "objectif terre". Cette pause peut s'expliquer par le fait que Vulcania prépare des attractions encore plus spectaculaires pour l'année d'après. Le parc s'est donc renouvelé grâce à ces deux nouveautés, menant le compteur à 12 nouvelles attractions depuis 2007. La première nouveauté, la machine terre est une sorte d'exposition géante, reprenant le concept de l'ancienne animation. Le contenu est le même, mais la mise en scène est pour le moins unique. L'exposition est dotée des plus récentes technologiques (hologrammes en relief, tablettes tactiles, plates-formes tournantes etc...). La deuxième nouveauté, c'est la nouvelle version de planète observer: La planète dévoilée, avec une qualité d'image beaucoup plus précise, dans une plus grande salle (remplaçant le prés show de la Terre en colère à présent déplacé). Cette attraction consiste à explorer la terre en relief grâce au logiciel (planète observer) avec un animateur scientifique. Le public choisit sa destination. Lors de l'éruption du volcan islandais, la fréquentation de Vulcania a fortement augmentée, les visiteurs se pressaient notamment vers la deuxième nouveauté de Vulcania, La planète dévoilée, afin de pouvoir explorer le volcan islandais sur grand écran. Cela fait maintenant deux années de suite que le parc d'attraction se renouvelle en mettant de nouveau la terre à l'honneur.

Polémiques.

Flore sous la serre.
Comme présenté dans l'historique, Vulcania avait initialement été prévue pour être le moteur du tourisme en Auvergne. Malheureusement les faits ont prouvé que cet investissement coûteux (60 millions d'euros) n'a jamais atteint les objectifs de fréquentation et est totalement dépendant financièrement du Conseil Régional qui investit dans ce projet aux dépens d'autres projets plus porteurs en matière de tourisme.

De plus, ce projet avant même sa construction fut vivement critiqué pour différentes raisons :

    * son gigantisme et son coût (qui tripla par rapport au devis initial). De plus le projet concentrerait les investissements en tourisme au Puy de Dôme aux dépens des autres départements de la région d'Auvergne.
    * l'optimisme de ses promoteurs vis-à-vis de son succès, ce parc étant spécialisé dans le volcanisme et ne traitant pas de sujets "grand public". L'objectif pour la première année (2005) était de 800 000 visiteurs[6].
    * le choix d'un projet entre parc d'attraction et musée pouvant décevoir à la fois le grand public et les amateurs de sciences naturelles. Et ainsi le risque de n'attirer aucun des publics visés. Les tarifs dignes d'un parc d'attraction et non d'un musée
    * le choix du site au cœur du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne. Même si le bâtiment lui-même est enterré presque en totalité, le site nécessite la construction de parkings et autres aménagements routiers pour en assurer l'accès.
    * le parc serait chroniquement déficitaire et n'atteindrait pas son objectif d'assurer des retombées économiques pour le tourisme régional, le parc accueillant principalement des scolaires.

La plupart de ces critiques se sont vérifiées dès les premières années d'exploitation.

Sources : Wikipédia 

Date du Jour - 25 octobre

Le 25 octobre est le 298e jour de l'année (299e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Il reste 67 jours avant la fin de l'année.

C'était le jour de la betterave, 4e jour du mois de brumaire dans le calendrier républicain français.

L'on fête les Crépin

  * Saint Crépin et son frère Saint Crépinien sont deux martyrs du IIIe siècle qui sont fêtés par les chrétiens le 25 octobre.
Leur vie est uniquement connue par la légende.
Crépin et Crépinien, venus de Rome, étaient chrétiens et cordonniers à Soissons. Ils fabriquaient des chaussures pour les pauvres, qu'ils ne faisaient pas payer, et pour les riches qui appréciaient leur production. Un jour, en 285 ou 286, ils furent dénoncés et conduits devant l'empereur Maximien de passage dans le nord de la Gaule.
Le martyr de Saint Crépin et Saint Crépinien.
L'empereur leur ordonna d'abjurer leur foi, ce qu'ils refusèrent vivement. Maximien les fit torturer par Rictiovarus, un de ses plus cruels exécuteurs. Celui-ci leur fit enfoncer des roseaux pointus sous les ongles, mais les roseaux jaillirent des mains des saints et vinrent blesser les bourreaux. Puis il les fit jeter dans une citerne remplie de plomb fondu, mais une goutte de plomb rejaillit dans l'œil de l'exécuteur qui fut éborgné, tandis que Crépin et Crépinien en sortaient indemnes. Finalement, après qu'ils eurent résisté à plusieurs autres supplices, Rictiovarus les fit jeter dans de l'huile bouillante d'où deux anges vinrent les sortir, tandis que lui-même s'y jetait de rage. Crépin et Crépinien furent finalement décapités le lendemain. Leurs tombes se trouve dans l'église San Lorenzo in Panisperna à Rome.

Et aussi les Enguerrand

  * Enguerrand ou Angilram ou Angelramme était un évêque de Metz, mort en 791. Il a participé à la renaissance carolingienne. Saint catholique, sa fête est célébrée le 25 octobre.
Moine de l'abbaye de Saint-Avold, le roi Pépin le Bref le fait nommer évêque de Metz par la pape en 768. Il reçoit du pape le titre d'archevêque. En 770 il devient le septième abbé de Senones. Il devient un grand ami et proche collaborateur de Charlemagne, il accompagna celui-ci dans tous ses voyages. En 784, il devient son chapelain.
Il a créé un scriptorium de la cathédrale de Metz. Vers 783, il demande à Paul Diacre d'y rédiger les Gesta episcoporum Mettensium pour narrer l'histoire des évêques de Metz et de la dynastie carolingienne.
On a dit que vers 785 il avait remis (ou qu'il avait reçu) au pape Adrien Ier le Capitula Angilramni, un recueil de droit canon touchant au ministère des évêques. Il l'aurait rédigé pour se défendre de ceux qui l'accusaient de violer ce droit canon en résidant auprès de Charlemagne et non dans son diocèse de Metz. Le Capitula est aujourd'hui concidéré comme un faux du IXe siècle, de même origine que les fausses décrétales.
Il a rédigé une des premières révisions de la Bible.
Il meurt en octobre 791 dans l'actuelle Hongrie au cours d'une campagne de Charlemagne contre les Avars. Son corps est ramené et inhumé à Saint-Avold, son monastère d'origine, dans l'église qu'il avait fait construire à l'emplacement actuel de l'église abbatiale Saint-Nabor.
Un vide épiscopal se crée à sa mort, qui va durer jusqu’en 816. Il est possible que Charlemagne ai laissé le siège du duché vacant car il souhaitait en contrôler le gouvernement et les revenus, songeant un temps à faire de Metz la capitale de son royaume avant de se fixer au palais d'Aix-la-Chapelle.

Quelques évènements :

  * 732 : Charles Martel bat les Arabes à Poitiers (date discutée, voir aussi 10 octobre). - 912 : À la mort du roi de Bourgogne Rodolphe Ier, son fils Rodolphe II lui succède. (Fin du règne en 937). - 1131 : Louis le Jeune est sacré roi à Reims, du vivant de son père, par le pape Innocent II, après la mort accidentelle de son frère aîné Philippe (1116-1131). - 1415 : La chevalerie française est écrasée par les troupes de Henri V à la bataille d'Azincourt. - 1722 : Sacre de Louis XV âgé de 12 ans. - 1793 : François-Armand de Saige, maire de Bordeaux, est guillotiné. - 1795 : Création de l'Institut national des sciences et des arts, représentant la France républicaine, préfiguration de l'Académie des Beaux-Arts. - 1836 : Erection de l'obélisque de Louxor au centre de la place de la Concorde à Paris. - 1905 : Création de la Fédération protestante de France. - 1946 : Création du Centre national de la cinématographie (CNC). - 1962 : Présentation par Sud-Aviation et British Aircraft Corporation d'un projet d'avion civil supersonique : le Concorde. - 1985 : Passage de 7 à 8 chiffres pour le numéros de téléphone en France. - 1989 : Le gouvernement français décide une amnistie totale pour les crimes de sang et les délits commis pendant les évènements de Nouvelle-Calédonie. -  1991 : Premier vol d'essai de l’Airbus A340, le plus gros avion de ligne construit en Europe. - 2004 : Lancement en France de Pink TV, première chaîne gay payante en Europe. - 2005 : Pour éviter une éventuelle épizootie de la grippe aviaire, le gouvernement décide le confinement des élevages avicoles situés dans 26 départements à risque. - 2005 : Dominique de Villepin oppose une fin de non-recevoir à la proposition de Nicolas Sarkozy de donner le droit de vote aux immigrés non communautaires aux élections municipales. - 2007 : Premier vol commercial de l'Airbus A380.

Naissances :

  * 1574 : François d'Escoubleau de Sourdis, cardinal français, archevêque de Bordeaux († 8 février 1628). - 1755 : François Joseph Lefebvre, Maréchal d'Empire(† 1820). - 1811 : Évariste Galois, mathématicien français († 1832). - 1827 : Marcellin Berthelot, chimiste, essayiste, historien des sciences, homme politique et académicien français († 18 mars 1907). - 1838 : Georges Bizet, compositeur français († 3 juin 1875). - 1881 : Pablo Picasso, peintre, dessinateur et sculpteur espagnol († 1973). - 1889 : Abel Gance, metteur en scène français († 1981). - 1920 : Geneviève de Gaulle-Anthonioz, résistante de la première heure, déportée et militante caritative française († 2002). - 1922 : Joseph Sardou, évêque catholique français, archevêque émérite de Monaco († 19 septembre 2009). - 1931 : Annie Girardot, actrice française. - 1964 : Nathalie Simon, championne de planche à voile puis animatrice de télévision française. - 1965 : Mathieu Amalric, acteur et réalisateur français. - 1980 : Laurie Cholewa, animatrice française de télévision. 

Décès :

  * 912 : Rodolphe Ier, roi de Bourgogne de 888 à 912 (° en 859). - 1130 : Gauthier de Villebéon, grand chambellan de France (° v. 1130). - 1415 : Jean Ier, duc d'Alençon, à la bataille d'Azincourt. - 1415 : Antoine de Brabant (ou encore Antoine de Bourgogne), comte de Rethel (1393-1406), duc de Brabant, de Limbourg et marquis d'Anvers (1406-1415), fils de Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne, à la bataille d'Azincourt. - 1415 : Édouard III, duc de Bar, petit-fils du roi de France Jean II Le Bon, à la bataille d'Azincourt. - 1415 : Ferry Ier de Vaudémont, comte de Vaudémont, fils de Jean Ier, duc de Lorraine, à la bataille d'Azincourt. - 1415 : Jean IV de Bueil, grand-maître des arbalétriers de France, chambellan du duc d'Anjou, à la bataille d'Azincourt (° v. 1365). - 1653 : Théophraste Renaudot, journaliste, médecin et philanthrope français. - 1793 : François-Armand de Saige, maire de Bordeaux, guillotiné. - 1826 : Philippe Pinel, fondateur français de la psychiatrie moderne (° 1745). - 1833 : Félix Louis L'Herminier, pharmacien et naturaliste français (° 1779). - 1839 : Aimé Picquet du Boisguy, général chouan. - 1865 : Christophe-Alexis-Adrien de Jussieu, homme politique français (° 1802). - 1889 : Émile Augier, poète, dramaturge et académicien français (° 1820). - 1976 : Raymond Queneau, écrivain français (° 21 février 1903). - 1977 : Félix Gouin, homme politique français. - 1984 : Pascale Ogier, actrice française (° 26 octobre 1958). - 2002 : Christine Gouze-Rénal, productrice française de télévision, épouse de Roger Hanin (° 30 décembre 1914). 

Dicton du jour :

  * « À la Saint-Crépin, les mouches voient leur fin. »

Sources : Wikipédia 

dimanche 24 octobre 2010

Château de Parentignat


Déjà cité au 18ème siècle comme l'une des demeures les plus richement meublées de la province, le Château de Parentignat est baptisé par Henri Pourrat, célèbre conteur et écrivain local, "le petit Versailles Auvergnat". Totalement épargné par la Révolution, on y trouve encore une grande partie de son mobilier d'origine ainsi qu'une superbe collection de tableaux du Grand Siècle.

Classé Monument Historique depuis le 5 juin 1972, Parentignat était déjà inscrit à l'inventaire supplémentaire depuis le 13 avril 1959 (à l'exclusion du portail d'honneur, des deux pavillons et de la balustrade reconstruite au 19ème siècle). La cour d'honneur a conservé l'aspect qu'elle avait au 18ème siècle.


Historique.

Aile sud.
A l'origine, le château était habité par la famille de SOMMIEVRES. C'était alors une maison forte, simple quadrilatère flanqué aux angles de quatre tours. Maximilien de SOMMIEVRES est décédé fin 17ème/début 18ème. Ses descendantes (4 nièces) ne s'entendant pas, la maison reconstruite en 1682 suite à un incendie, étant à nouveau abandonnée et délabrée, de même que le moulin, fut mise en vente et achetée par Jean Antoine de LASTIC, prieur de Bredon, le 23 octobre 1707, pour son neveu François II de LASTIC et sa nièce Marie de la ROCHE AYMONT.

En quelques années, cette batisse fit place à un insolite château, au plan inspiré de Versailles, où l'arkose blonde de Montpeyroux contraste avec les entourages de porte en pierre de Volvic et les toitures de petites tuiles rouges. Des travaux eurent lieu en 1779 pour terminer la façade donnant sur le parc et remanier la disposition intérieure.

François de LASTIC (décédé en 1970) épousa Claude de SAINT GENIS (décédée en juin 1986). Ils adoptèrent Georges de LASTIC (neveu de la branche Saint Jal) dans les années 60 pour leur succéder à la tête de Parentignat. Georges de LASTIC épousa Françoise GOUIN. Leur fils, Anne-François de LASTIC, est depuis le décès de Georges de LASTIC en janvier 1988, le propriétaire actuel de Parentignat avec sa mère.

Architecture.

La façade Est qui donne sur le parc, longue de 56 mètres, a été construite par la famille de LASTIC pour relier l'ancien château (partie Nord du château actuel) aux bâtiments côté Sud et qui formaient les communs. 

Détail toiture de la tour sud.
En janvier 1822, un très gros incendie a ravagé la quasi totalité des toitures du château (alors entièrement couvert à la Mansart) ; pour des raisons de mise hors d'eau et de sécurité, la famille de LASTIC, au lieu de restituer une toiture à la Mansart, décida de relever le mur d'un niveau vertical, d'y poser une génoise et de faire un toit à deux pentes en tuiles creuses lui donnant un aspect très méditerranéen (les tuiles viennent de la région d'Auxerre).

En été, des vases d'Anduze plantés d'agrumes (orangers, citronniers, mandariniers...) sont rajoutés entre les massifs de rosiers de la terrasse Est renforçant l'aspect méditerranéen du château. Les armes de la famille de MATAREL et celles de la famille de LASTIC y sont représentées (Les de LASTIC étant apparentés à la famille de MATAREL par la grand-mère d'Anne-François).

Les pierres, scellées sur le fronton qui orne la façade Est sont restées en l'état, sans avoir été sculptées aux armoiries de la famille de LASTIC et de la famille de la ROCHE AYMONT. Par contre, celles-ci ont été sculptées sur le fronton côté Ouest, identique au fronton Est. Mais la pierre choisie étant une pierre trop tendre et la façade étant exposée aux intempéries, aux vents et aux pluies dominantes, elle s'est érodée et il n'en reste plus que des vestiges. Les encadrements de fenêtres sont constitués d'arkose blonde de Montpeyroux, pierre locale, facile à aller chercher. Tous les murs, recouverts d'enduit, sont construits avec des galets et des morceaux de basalte récoltés autour du château.

On trouve dans le château actuel des éléments datant du 15ème et du 16ème siècles (dont des encadrements de porte, par exemple), les matériaux les plus nobles de l'ancien château ayant été réemployés pour reconstruire).

La façade donnant sur la cour d'honneur fait partie de l'ancien château des SOMMIEVRES ; elle est flanquée d'une tour à chaque extrémité dont une est d'origine, l'autre ayant été construite par la famille de LASTIC pour faire symétrie. La famille de SOMMIEVRES habitait l'aile gauche qui a brûlé lors de l'incendie de 1682.

Intérieurs.

Les communs.
Chaque génération n'a cessé d'enrichir l'exceptionnelle collection d'objets d'art du château de Parentignat. La peinture, la sculpture, le mobilier (des 17ème et 19ème siècles, classé Monument Historique par arrêté du 17 juillet 1962) et les tapisseries y sont représentés par les plus grands artistes de leur temps, dont Nicolas de Largillierre, Alexandre-François Desportes, Carl Van Loo, Hyacinthe Riguad, Elisabeth-Louise Vigée Le Brun, Claude Lorrain, Antoine Coysevox, Pierre Pujet,... 

  * Le vestibule d'entrée, tendu de "verdure d'Auvergne" (tapisserie d'Aubusson) est meublé de chaises à porteur. Ses murs sont recouverts de stuc rappelant le marbre. On peut y admirer un buste en marbre blanc du Grand Condé par Coisevox. Ce buste appartenait aux collections royales avant que Louis XV ne l'offre au Marquis de MARIGNY qui l'installa dans le parc du château de Menars.

  * La salle à manger pavée de dalles de marbre gris de Nonette dont les boiseries Louis XVI, peintes en blanc à l'orgine, ont été décapées à la fin du 19ème siècle. Le mobilier est de style Henri II.

Parc à l'anglaise.
  * Escalier d'Honneur : il fut construit en marbre de Nonette lors des travaux de 1775 et vient d'être restauré. On peut y admirer une scène de chasse de Nicolas DESPORTES, ainsi que des panneaux de LESUEUR.

  * Grand salon Rouge : c'est la pièce la plus riche du château, tendue de damas cramoisi, tandis qu'un lampas cramoisi et blanc de goût Louis XIV recouvre une série de sièges Louis XV en bois redoré. On y trouve une collection de peintures 17ème-18ème, regroupées par Georges de LASTIC.

  * Le salon blanc a conservé son mobilier d'origine.

Orangerie.
  * Bibliothèque : elle a été créée par Jean de LASTIC (mort en 1940) et occupe l'emplacement de trois pièces de l'ancien appartement de la comtesse de LASTIC : la chambre, le boudoir et un petit oratoire détruits à la fin du 19ème siècle. Des rayonnages en acajou, de style Empire, accueillent environ 10 000 livres. La collection est très éclectique (Livres sur les jardins, l'agriculture, l'histoire des peuples, la géographie, l'astronomie, la philosohie...).

C'est également Jean de LASTIC qui a mis en ordre les archives de la famille de LASTIC et écrit son histoire sur une période couvrant pratiquement 8 siècles. Les trois volumes qui la composent sont quasiment introuvables aujourd'hui.

  * Les deux chambres Louis XIV et Louis XV ont également été restaurées par Jean de LASTIC.

  * L'appartement du premier étage : il fut aménagé au début des années 1780, ses deux grandes salles ayant servi, sous Louis XVI, de salle de comédie et de salle de bal.

Le parc. 

La fabrique.
A l'origine, parc à la Française de facture très "provinciale", il offrait, dans la perspective du château, un ensemble dessiné de parterres probablement longés de buis avec des fleurs. Le tout était encadré par une haie de charmes ; à l'emplacement des gros chênes actuels, il y avait un grand bassin, fermant toute la perspective. Le parc est maintenant aménagé à l'Anglaise. En effet, après la Révolution, les revenus de la famille de LASTIC ayant diminué (un grand nombre de fiefs qu'ils possédaient dans la région leur ayant été ôtés), il fut décidé de supprimer tout ce qui occasionnait un entretien considérable. L'étang actuel fut creusé à cette époque ; la terre récupérée a été plaquée contre la terrasse du château ; la balustrade qui se trouvait à l'emplacement des rosiers a été supprimée de même qu'un escalier à double révolution qui permettait de descendre au niveau des jardins à la Française. 

L'eau de l'étang n'est pas prisonnière. Prise sur le béal qui alimentait autrefois le moulin et la citerne, elle ressort à l'extrémité de l'étang dans le "Grand Canal" qui longe la route menant à Sauxillanges et elle rejoint ensuite le cours de l'Eau Mère. A 2,5 kms du château, un barrage appartenant à la famille de LASTIC, à usage exclusif de la propriété, alimente le béal. Celui-ci fut édifié peu de temps après l'achat de Parentignat par la famille de LASTIC et permettait d'alimenter le moulin de façon continue et sûre.

La superficie totale du parc est de 15 hectares (8 hectares de grands prés et 2 hectares et demi de garenne classée aux Monuments Historiques) mais la partie la plus léchée fait environ 2 hectares, auxquels on peut ajouter la cour d'honneur et les alignements de tilleuls, situés à l'extérieur du château, mais qui lui appartiennent. Ils ont été recréés par Georges de LASTIC à la fin des années 1970-début 1980, sur les bases d'un plan de 1770, ces alignements montant, à l'époque, un peu plus haut vers l'entrée du château.

Une fabrique, datant de la deuxième moitié du 19ème, possède un décor intérieur extraordinaire, fait de graines de cèdre, clouées les unes derrière les autres. Ce décor a motivé la rénovation du bâtiment. 

Parc vu de la terrasse.
  * Le Trianon : ce bâtiment, construit en hauteur par rapport au plan général du parc, a été refait il y a douzaine d'années. A l'origine, c'était une citerne d'environ 130 000 m3 d'eau, entièrement close, et approvisonnée par un système de bélier (système à inertie) qui prenait l'eau dans le béal situé en contrebas. Un système de tuyauteries en terre cuite permettait d'arroser le jardin à la Française, le potager un peu au-delà et, en même temps, de remplir les petits et les grands bassins qui se trouvaient dans la perspective du château. Actuellement, le rez-de-chaussée contient une cuisine, une salle à manger, des douches. Les toits étaient Louis XIII, datant probablement du 19ème siècle. A la restauration de ce bâtiment, seuls les murs ont été conservés et la réfection du crépis a permis de dégager des traces de génoises se trouvant sur le pignon de chacune des tours qui étaient des pigeonniers. Le parti a donc été pris d'abandonner la restauration des toits Louis XIII pour recréer ce qui existait probablement au 18ème siècle, une exception architecturale sur la région : un bâtiment à 4 tympans sur chaque tour en chapeau de gendarme.

Le moulin est lié à l'histoire du château sur le plan économique car c'était l'un des seuls moulins qui existait sur la région ; c'est pourquoi le premier travail entrepris par la famille de LASTIC fut de rétablir son fonctionnement. Ensuite, au moment de la Révolution, il a fallu s'adapter un peu aux idées de l'époque et les de LASTIC ont créé, à la demande des révolutionnaires, un atelier de salpêtre. Une dalle de ciment portant l'inscription "Loi et Constitution, atelier de salpêtre' en est encore le témoin de nos jours. A cette occasion, le général de LASTIC perdit sa particule, et la fabrication du salpêtre pour servir la cause révolutionnaire eut lieu dans ce moulin. Un incendie l'a ravagé en 1986. Mr de LASTIC envisage de sauver ce qu'il en reste dans les années à venir.

Parmi les éléments remarquables du parc, on peut citer trois gros chênes plantés après la Révolution et un tulipier de Virgine offert à la famille de LASTIC par l'Impératrice Joséphine. 

Sources et photos : La Passion des Châteaux 

Château des Grimardies


Le Château des Grimardies est situé sur le versant Ouest des Monts du Forez, aux confins du Livradois, dans le Puy de Dôme, à la lisière du département de la Loire, entre la petite Limagne et la Montagne (les Bois Noirs) à 500 mètres d'altitude. Il appartenait à la famille FAUGIERE de la commune d'OLMET quand il fut acquis en 1697 par la famille de PROVENCHERES. Monsieur et madame Jacques de PROVENCHERES en sont les actuels propriétaires avec leurs trois garçons. Ils habitent le château depuis trente et un ans. 

Le château et ses jardins sont inscrits à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. 

Historique.

La maison de PROVENCHERES est une maison ancienne et d'origine chevaleresque qui tire son nom des Seigneuries, Château Fort et Village de Provenchères (au Chatelard) dans les montagnes du Comté de Bourgogne, Baillage de Baume-les-Dames, Vassal de la Baronnie de Belvoir en 1100. 

La famille de PROVENCHERES descend d'une des principales branches établie en Lorraine en 1400, en filiation ininterrompue. Cette branche prit rang à la Cour et aux Assises des Etats dans le Corps Illustre de l'ancienne Chevalerie. On juge de la considération dont elle y jouissait par une citation de l'Auteur de "La généalogie de la Maison des Salles" (Dom Calmet) qui, pour prouver combien la charge d'Ecuyer Tranchant était honorable énonce que "Pierre de PROVENCHERES, Gentilhomme de nom et d'Armes de la plus pure noblesse posséda cette charge de 1477 à 1508". Cet emploi qui ne porte plus à présent l'idée d'une charge honorable n'était alors confié qu'aux personnes de Conditions.

En 1540, Etienne de PROVENCHERES doit quitter la Lorraine, s'étant compromis dans un complot avec de jeunes nobles qui visait à empêcher l'emprise du monde Germanique sur le monde Roman. Ruiné, déchu de sa noblesse, il se réfugie en Auvergne, province où il possède des parents éloignés, les SAINT PRIEST. Ces SAINT PRIEST descendaient d'une Philippine de PROVENCHERES (branche de Bourgogne), Dame de la VALETTE, qui avait épousé en 1398 Giraud de la MOTTE, dont elle avait eu deux enfants. A son arrivée en Auvergne, il fut aidé par les SAINT PRIEST et acheta le 16 janvier 1541 un domaine au village de Gourgou, paroisse d'Augerolles (archives des Grimardies). Le 14 août 1542 il épousa Jeanne de la ROCHE qui lui donna trois enfants. C'est l'un de ses petit-fils, Paul de PROVENCHERES, qui fit fortune dans le commerce du bois. Il avait, par ordonnance royale du 15 septembre 1618, le monopole du flottage des bois sur la Dore. Un des neuf fils de Paul, Marin, faisait également le commerce du bois qu'il expédiait par la rivière la Dore au port de la Barge sur la paroisse de Courpière. Comme son père, il avait le monopole du flottage des bois sur cette rivière et était qualifié de "marchand de bois voiturier par eau". Il fournissait entre autres l'arsenal de Brest en bois pour la construction des vaisseaux du Roy. façade Sud-ouest du château vue du belvédère

Le 22 janvier 1697, Bertrand et Jean-Alexis de PROVENCHERES, frères, fils de Marin de PROVENCHERES, achetèrent le domaine et la métairie des Grimardies, composé de maisons, granges, étables, basse-cour, jardin, prés, terres et animaux. Le domaine s'étendait sur 1.000 hectares de bois sur la commune d'Augerolles et celles environnantes. C'est Bertrand-Jacques qui fit construire avant 1715 les deux ailes du Château et aménager l'intérieur et l'extérieur des Grimardies ; c'est lui qui fit dessiner et forger la rampe de l'escalier d'honneur. Les deux calvaires qui se trouvent à l'entrée de l'allée, ainsi que celui qui est sur la place du village, comme la fontaine, ont été construits et sculptés sur ses instructions en 1724. 

Bertrand et Jean-Alexis étaient "consorts en biens" et associés dans toutes leurs entreprises suivant un usage alors fort en honneur dans toutes les familles patriarcales ou communautés de la région Arvenne-Forézienne. Jean-Alexis signait "PROVENCHERES le Jeune" et acceptait volontiers la tutelle de son frère aîné Bertrand, le "Maître". Comme son père et jusqu'à ce qu'il obtienne sa charge de Conseiller du Roy, Jean-Alexis avait eu également le monopole du flottage du bois sur la rivière la Dore. Il faisait aussi le transport du charbon par eau. Le 30 mars 1774, n'ayant pas d'héritier direct, il fait une donation entre vifs à son neveu, Claude, fils de Bertrand-Jacques, de tous ses biens : seigneurie de La Faye et du aile gauche du château Chassaing avec les privilèges qui en découlent. On trouve ensuite Alexis-Bertrand (1731-1802) qui fut Seigneur des Grimardies, de La Faye, du Chassaing ; et Pierre de PROVENCHERES (1740-1831) qui fit partie de la maison du Comte de Provence (futur Louis XVIII) et devint ensuite tuteur du Comte de Berry (futur Charles X). Après s'être exilé en Italie et en Allemagne à la révolution, avec la famille royale, il s'embarqua en 1794 pour les Etats-Unis : en 1800, ses descendants s'installèrent à Saint Louis où ils firent souche. 

Alexis-Annet de PROVENCHERES (1765-1831), Ecuyer, Seigneur de La Faye, du Chassaing, des Grimardies et autres lieux, Chevalier de Saint-Louis procéda aux embellissements des Grimardies. On lui doit entre autres : la réfection du porche d'entrée en pierres de taille de granit ; la réfection de la chapelle, la réfection des murs de la terrasse et la construction des escaliers en granit du pays, la construction de la pièce d'eau, la construction du portail des lions (la grille en fer forgé qui le ferme venant d'Aubière), six colonnes de granit de 6 mètres de haut d'une seule pièce pour clôturer le jardin à l'Est (ces colonnes ont été déplacées par la grand-mère de monsieur Jacques de PROVENCHERES et bordent maintenant l'allée Ouest du jardin). L'ensemble de ces réalisations sont en granit venant de La Loubière et taillées par le sculpteur VAURE de la mine de Courpière. Plusieurs autres réalisations sont à son actif : portail du jardin potager, collecteur d'eau en pierres de taille, surmonté d'un magnifique dauphin... 

Architecture.

Dans un village calme, sur une vaste place, avec pour fond des dépendances (écuries, granges), en son milieu une belle fontaine, se dresse le château : son imposante façade, ses deux ailes prolongées par deux pavillons et clochetons.

Ces corps de bâtiments délimitent une cour offrant vis-à-vis du porche d'entrée, par une jolie grille en fer forgé, une échappée sur le parc : grande terrasse d'où l'allée centrale conduit au jet d'eau "milieu de parc" ; à l'Ouest l'ancien portail d'entrée, à l'Est le bois abritant une petite pièce d'eau ; au fond le belvédère qui surplombe la vallée de la Dore.

La façade Est se compose, de part et d'autre du porche, de la chapelle, d'un cellier et de greniers à l'étage ainsi que d'une partie à usage d'habitation qui chevauche sur l'aile Nord à laquelle on accède dans la cour par une belle porte d'entrée 18ème ; de là, part l'escalier d'honneur. Cette "aile Nord" se répartit ainsi : au rez-de-chaussée à droite de l'escalier : une immense cuisine, divers offices, un petit bureau ; à gauche un vaste vestibule communiquant avec la salle à manger et deux salons ouvrant sur le parc ; 4 pièces de réception présentant des meubles d'époque Louis XV, portraits de famille, parquets Versailles ou Fougères, cheminées leur confirmant un aspect chaleureux et accueillant. Au premier étage, l'escalier avec sa belle rampe en fer forgée du 18ème débouche sur un pallier desservant :

  * d'un côté, l'appartement du propriétaire ;
  * de l'autre côté, une bibliothèque et un couloir qui dessert une série de chambres indépendantes

Dans l'aile opposée (Sud), en vis-à-vis, a été aménagé un appartement plus récent composé au rez-de-chaussée d'une cuisine, salle à manger et salon ouvrant sur le parc ; quatre chambres sont situées à l'étage. L'ensemble est doté de chauffage et équipé de deux salles de bains.

Faisant suite à cet appartement on trouve les garages, les anciennes écuries, les selleries, greniers au-dessus, referment le "U" permettant la création de salles, chambres... L'ensemble permet une grande capacité d'accueil de différents types.

Le parc a une superficie d'un hectare ; 4 hectares de bois sont attenants. 

Sources et photos : La Passion des Châteaux 

Villeneuve-Lembron


Le Château de Villeneuve-Lembron est situé à Villeneuve entre Clermont-Ferrand et Saint-Flour, dans le département du Puy-de-Dôme en France.

Histoire.

Le château de Villeneuve-Lembron fut édifié à la fin du XVe siècle pour Rigaud d’Aureille, bailli des montagnes d’Auvergne, maître d’hôtel des rois Louis XI, Charles VIII, Louis XII et François Ier et ambassadeur auprès de Maximilien d'Autriche.

La terre de Villeneuve échut au début du XVIe siècle à la famille des Montmorin. Gaspard de Montmorin ajouta au charme du château des décors peints dont on peut encore voir de remarquables témoignages dans la salle d’apparat (embrasures des fenêtres) et dans les grandes écuries.

En 1643, Villeneuve-Lembron fut acquis par Isaac Dufour, trésorier de France, et qui apporta lui aussi des aménagements au bâtiment. Il transforma la cour intérieure, aménagea une galerie à portique et décora en outre les plafonds et les cheminées du premier étage.

Le château a été classé MH le 25 mai 1926, ainsi que ses fossés, la porte d' entrée de la ferme voisine, la décoration intérieure et la salle voûtée ornée de peintures[1] Depuis 1937, l'État est possède le château et a entrepris de grands travaux de restauration tout en l'ouvrant à la visite.

Architecture.

Le château de Villeneuve-Lembron, est formé de trois corps de logis flanqués de quatre tours cylindriques autour d'une cour dont le quatrième côté est une terrasse. Cet ensemble est entouré de fossés et l'on accède à cette enceinte intérieure par une porte en anse de panier qui donne accès à une basse cour.C'est un château de transition entre le Moyen Age et la Renaissance : les quatre tours rondes et les larges fossés témoignent de l'idée du rôle défensif des châteaux qui persistait encore à l'époque de sa construction. En revanche l'aménagement intérieur est bien celui d'un château de plaisance. Les menuiseries et les serrureries de ces logis datent du XVe siècle.

Les ailes Est et ouest ont été construites sous Louis XIII et des ouvertures, portes et fenêtres, ont été refaites.

Sous la galerie, la cour intérieure est ornée au rez-de-chaussée, de peintures humoristiques à fresque. En effet, à l'abri des galeries de la cour, la vivacité de l'imaginaire médiéval revit grâce aux peintures murales : on remarquera en outre un portrait de Rigaud d'Aureille et des illustrations de contes satyriques comme le « dit de la Bigorne » et celui de la « Chiche Face » ainsi que le « dit de l'astrologue » et le « dit du vieux maître d'hôtel ».

Avec les successeurs de Rigaud d'Aureille, le château fut habillé de décors Renaissance : la voûte du bâtiment des écuries est orné de peintures murales évoquant l'opposition du bien et du mal. Les ébrasements des fenêtres se peuplent quant à eux de personnages de la mythologie romaine.

Sources : Wikipédia 
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