mercredi 23 janvier 2008
Jehan Salamy
Messire Jehan Salamy, prebtre de l’esglyse Saint Séverin d’Espinasse, ayant été pourvu par Messire Pierre Cistel, vicaire général d’Antoine de Saint Nectaire, évêque de Clermont de la dicte cure d’Espinasse, vacante par la démission de Messire Jehan de La Verchière se fait mettre en possession, le mardi 17 janvier 1570, par Messire Jehan de Bothion, prebtre de la dicte esglize, en présence d’honorables hommes, Maistres Anthoine Parquet, lieutenant général d’Aubusson, Jehan Chossier, Jehan Alyon, Bertrand du Fraysse, notaire habitant d’Aubusson, qui signent et encore d’Annet Masseriet de Layre, lumynyer de la dicte esglize, Jehan Masseriet d’Aubusson, Jehan Delayre, fils à feu Jehan et Jehan Dubost qui ne savent signer et de Messire Pierre Delayre, notaire juré et tenant le scel des terres et seigneuries d’Aubusson et Montel, qui reçoit l’acte.
La famille de Jehan Salamy aurait reçu, au cours des âges, comme patronymique, le nom du hameau, qu’elle habitait et qui est proche du bourg d’Aubusson. (Abbé Adrien Adam « La vicomté et paroisse d’Aubusson » 1923, p.43)
mardi 22 janvier 2008
Jehan de La Verchière
Noble Jehan de La Verchière, curé de Saint Séverin d’Espinasse appartenait à la Maison de Tournebize. Il était tout à la fois curé d’Espinasse et d’Escoutoux. En 1562, il signa avec les habitants de cette dernière paroisse un concordat, que ceux-ci firent ratifier par le pape Pie IV. Par ce contrat, le curé d’Escoutoux s’engageait, en son nom personnel et au nom de ses successeurs, à ne pas tenter de lever de dîmes, sur les terres de la paroisse, où ses prédécesseurs n’avaient pas coutume d’en lever. En retour, les paroissiens promettaient de lui payer, chaque année, à la Toussaint, dix septiers de seigle et de lui procurer un presbytère avec étable et grange, pour serrer les grains et les pailles des dîmes qu’il continuerait de percevoir sur les cantons, qui en étaient grevés, d’ancienne date. Il gardait en outre la jouissance du jardin et du pré de la cure.
A la date du 26 octobre 1562, Messire Jehan de Tournebize ne résidait pas à Escoutoux, et Messire Mathieu Reddon, prebtre et vicquaire, avait « de luy charge de la dicte cure, tant en spirituel que temporel ». Il est probable qu’il desservait pas davantage Espinasse et qu’il possédait ces deux cures en commende, suivant un abus assez fréquent, à cette époque.
En janvier 1570, il se démit de ces deux cures, peut-être pour se conformer aux décrets du Concile de Trente, qui venait d’interdire, avec le cumul des dignités, la possession en commende de bénéfices à charge d’âmes. (Abbé Adrien Adam « La vicomté et paroisse d’Aubusson » 1923, p. 42 & 43).
A la date du 26 octobre 1562, Messire Jehan de Tournebize ne résidait pas à Escoutoux, et Messire Mathieu Reddon, prebtre et vicquaire, avait « de luy charge de la dicte cure, tant en spirituel que temporel ». Il est probable qu’il desservait pas davantage Espinasse et qu’il possédait ces deux cures en commende, suivant un abus assez fréquent, à cette époque.
En janvier 1570, il se démit de ces deux cures, peut-être pour se conformer aux décrets du Concile de Trente, qui venait d’interdire, avec le cumul des dignités, la possession en commende de bénéfices à charge d’âmes. (Abbé Adrien Adam « La vicomté et paroisse d’Aubusson » 1923, p. 42 & 43).
Libellés :
Aubusson - Jehan de La Verchière
vendredi 18 janvier 2008
mercredi 16 janvier 2008
Marc Antoine Pascal
Marc Antoine Pascal fut reclus, à Thiers, une première fois, du 29 frimaire an II (19 décembre 1793), au 28 messidor an 2 (16 juillet 1794), une seconde fois, d’une date inconnue, jusqu’au 12 pluviôse an 3 (31 janvier 1795). Nous avons retrouvé sa « fiche ». Elle était ainsi libellé :
« Marc Antoine Pascal, 57 ans d’Aubusson, ayant femme et six enfants, ci-devant baillif d’Aubusson et sous-officier invalide. Depuis la Révolution, maire d’Aubusson. Fanatique. Reclus à Thiers, du 29 frimaire an 2 au 28 messidor an 2. Elargi une première fois, mais reclus de nouveau, d’après une lettre écrite par lui, et par laquelle, il cherchait à faire prêter de l’argent aux émigrés ».
Jusqu’au 25 germinal an 2 de la République (18 avril 1794), Marc Antoine Pascal fut reclus, ainsi que tous ses co-détenus dans le ci-devant Séminaire Collège de la ville de Thiers. A cette dernière date, il fut transféré avec tous ses compagnons de geôle dans « l’ancien Hôpital des Incurables ». Le collège, en effet, n’était pas suffisamment fermé. Il se produisait des évasions. Le 27 nivôse an 2 de la République (16 janvier 1794), Etienne Raillère-Racoux, laboureur de Vollore Montagne, reclus le 20 nivôse précédent (9 janvier), s’en était échappé, et les membres du Comité révolutionnaire de Thiers : Delotz, Darrot, Favier, Dufour, Clavel, Chapellat, Henry et Chabrol-Mouffier, convoqués d’urgence, ce même jour n’avaient pu que donner l’ordre « de le reprendre si on pouvait ».
Le 23 germinal an 2 de la République ( 12 avril 1794), Tavernier, receveur d’enregistrement de Courpière, afferma, pour un an, au profit de la Nation, à Jean Pascal, notaire à Aubusson, moyennant 1.850 livres, payables, un tiers en grains, le reste en assignats, le domaine de Tournebize, sis commune d’Aubusson et ci-devant possédé par Marc Antoine Pascal, notaire audit Aubusson, reclus à Thiers.« Marc Antoine Pascal, ci-devant juge de la Justice d’Aubusson et bas-officier, reclus à Thiers, d’après une note de police conservée aux Archives départementales, fut rendu à la liberté, et les scellés furent levés sur ses biens, par arrêté du Comité de sûreté générale, le 12 pluviôse an 3 de la République (31 janvier 1795) ». A cette date, Marc Antoine Pascal était encore en surveillance dans la ville de Thiers, mais n’était plus enfermé, depuis quelque temps déjà, dans le ci-devant Hôpital des Incurables. Car cette maison était vide de détenus, dès avant le19 nivôse an 3 de la République (8 janvier 1795), date où François Tartary, nommé concierge-gardien, aux appointements annuels de 1.000 livres voyait son emploi supprimé. (Abbé Adrien Adam « La Vicomté et paroisse d’Aubusson » 1923, p. 166-167).
« Marc Antoine Pascal, 57 ans d’Aubusson, ayant femme et six enfants, ci-devant baillif d’Aubusson et sous-officier invalide. Depuis la Révolution, maire d’Aubusson. Fanatique. Reclus à Thiers, du 29 frimaire an 2 au 28 messidor an 2. Elargi une première fois, mais reclus de nouveau, d’après une lettre écrite par lui, et par laquelle, il cherchait à faire prêter de l’argent aux émigrés ».
Jusqu’au 25 germinal an 2 de la République (18 avril 1794), Marc Antoine Pascal fut reclus, ainsi que tous ses co-détenus dans le ci-devant Séminaire Collège de la ville de Thiers. A cette dernière date, il fut transféré avec tous ses compagnons de geôle dans « l’ancien Hôpital des Incurables ». Le collège, en effet, n’était pas suffisamment fermé. Il se produisait des évasions. Le 27 nivôse an 2 de la République (16 janvier 1794), Etienne Raillère-Racoux, laboureur de Vollore Montagne, reclus le 20 nivôse précédent (9 janvier), s’en était échappé, et les membres du Comité révolutionnaire de Thiers : Delotz, Darrot, Favier, Dufour, Clavel, Chapellat, Henry et Chabrol-Mouffier, convoqués d’urgence, ce même jour n’avaient pu que donner l’ordre « de le reprendre si on pouvait ».
Le 23 germinal an 2 de la République ( 12 avril 1794), Tavernier, receveur d’enregistrement de Courpière, afferma, pour un an, au profit de la Nation, à Jean Pascal, notaire à Aubusson, moyennant 1.850 livres, payables, un tiers en grains, le reste en assignats, le domaine de Tournebize, sis commune d’Aubusson et ci-devant possédé par Marc Antoine Pascal, notaire audit Aubusson, reclus à Thiers.« Marc Antoine Pascal, ci-devant juge de la Justice d’Aubusson et bas-officier, reclus à Thiers, d’après une note de police conservée aux Archives départementales, fut rendu à la liberté, et les scellés furent levés sur ses biens, par arrêté du Comité de sûreté générale, le 12 pluviôse an 3 de la République (31 janvier 1795) ». A cette date, Marc Antoine Pascal était encore en surveillance dans la ville de Thiers, mais n’était plus enfermé, depuis quelque temps déjà, dans le ci-devant Hôpital des Incurables. Car cette maison était vide de détenus, dès avant le19 nivôse an 3 de la République (8 janvier 1795), date où François Tartary, nommé concierge-gardien, aux appointements annuels de 1.000 livres voyait son emploi supprimé. (Abbé Adrien Adam « La Vicomté et paroisse d’Aubusson » 1923, p. 166-167).
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Aubusson - Marc Antoine Pascal
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