samedi 5 janvier 2008

Montboissier (de) Généalogie V

Armand-Maurice de Montboissier
Seigneur de Roche-Savine, Saint Bonnet le Château, La Roue
Chevalier
Né : Vers 1188
Décès : En 1246
Parents :
Héracle 1er de Montboissier, seigneur de Montboissier
Marguerite d’Olliergues
Conjoint : ??
Enfant :
Guillaume Maurice de Montboissier

Guillaume Maurice de Montboissier
Seigneur de Roche-Savine, Saint Bonnet le Château
Chevalier
Né : Vers 1205
Conjoint : ??
Enfants :
Béatrix de Montboissier
(Née : Vers 1220 – Décès : 16 mars 1281)
Mariée avec Guillaume II de Rochefort, seigneur d’Ally

Pierre Maurice de Montboissier

Pierre Maurice de Montboissier
Né : Vers 1225
(Source : Généalogie de Carné Geneanet)

Seigneurs de Vollore

Albert de Vaullore
Né : Vers 1150
Conjoint : ??
Enfant :
Alazie de Vaullore

Alazie de Vaullore
Née : Vers 1180
Conjoint : Etienne de Thiers, seigneur de Maubec
Enfant :
Etienne de Thiers

Etienne de Thiers
Seigneur de Maubec
Né : Vers 1212
Décès : Vers 1283
Conjoint : ??
Enfant :
Marguerite de Thiers

Marguerite de Thiers
(dite de Vollore)
Née : Vers 1246
Décès : Vers 1309
Mariage : En 1320 avec Guy III de Thiers, vicomte de Thiers
Enfants :
Guillaume IV de Thiers, baron de Thiers
Louis de Thiers

Louis de Thiers
Seigneur de Montguerlhe et de Vollore
Chevalier
Né : Vers 1280
Décès : Après 1337
Mariage : En 1301 avec Isabeau Dalmas, demoiselle de Couzan
Enfants :
N. de Thiers
Guillaume 1er de Thiers
Alix de Thiers

Guillaume 1er de Thiers
Seigneur de Vollore et de Montguerlhe
Chevalier
Né : Vers 1305
Décès : Après 1350
Mariage : En 1324 avec Agnès de Rochefort d’Aurouze
Enfant :
Marguerite de Thiers, dame de Vollore

Marguerite de Thiers
Dame de Vollore et de Montguerlhe
Née : Vers 1330
Conjoint : Pierre de Besse, seigneur de Bellefaye
Enfants :
Marguerite de Besse
Hyacinthe de Besse, dame de Bellefaye

Marguerite de Besse
Née : Vers 1350
Mariage : En 1384 avec Oudard de Chazeron, chevalier
Enfants :
Jacques de Chazeron
Jean de Chazeron
Catherine de Chazeron

Jean de Chazeron
Seigneur de Chazeron, Châtelguyon et Vollore
Né : Vers 1405
Décès : En 1452
Mariage : 9 janvier 1426 avec Annette du Puy de Vatan, dame de Veauce
Enfants :
Pernelle de Chazeron
Luce de Chazeron
Mariage : 27 Janvier 1445 avec Catherine d’Apchier
Enfants :
Jacques II de Chazeron
Antoinette de Chazeron

Jacques II de Chazeron
Seigneur de Chazeron, Châtelguyon et Vollore
Chevalier
Né : Vers 1447
Mariage : Vers 1460 avec Jeanne de La Chassaigne, dame de La Molière
(Annulé, pour cause d’impuissance, par sentence de l’Officialité de Clermont)
séparés
Mariage : 22 juin 1473 avec Anne d’Amboise
Enfants :
Marie de Chazeron
Marie Françoise de Chazeron
Catherine de Chazeron
François de Chazeron

François de Chazeron
Seigneur de Châtelguyon et de Vollore
Né : Vers 1480
Décès : Vers 1555
Mariage : 3 août 1515 avec Antoinette d’Urfé, dame de La Molière
Enfants :
Marguerite de Chazeron
Gabriel de Chazeron
Antoine de Chazeron, seigneur de Rochedagoux

Gabriel de Chazeron
Seigneur de Vollore
Chevalier
Né : Vers 1525
Décès : Vers 1564
Mariage : 28 mars 1558 avec Gilberte de Marconnay
Enfants :
Catherine de Chazeron
Claude de Chazeron, Dame de Vollore

Claude de Chazeron
Dame de Vollore et de Montguerlhe
Née : Vers 1560
Décès : En 1634
Mariage : 2 septembre 1580 avec Gaspard II de Montmorin Saint-Hérem
Enfants :
Gilbert Gaspard de Montmorin Saint-Hérem
François de Montmorin Saint-Hérem
Gabriel de Montmorin Saint-Hérem
Diane de Montmorin Saint-Hérem
Jean Gaspard de Montmorin Saint-Hérem
Jacqueline de Montmorin Saint-Hérem
Marguerite de Montmorin Saint-Hérem
Charlotte de Montmorin Saint-Hérem

Gilbert Gaspard de Montmorin Saint-Hérem
Seigneur de Saint-Hérem, de Châteauneuf et de Vollore
Décès : 27 février 1660
Mariage : 12 mai 1620 avec Catherine de Castille
Enfants :
François Gaspard de Montmorin Saint-Hérem
Philippe de Montmorin Saint-Hérem
Nicolas de Montmorin Saint-Hérem
Michel de Montmorin Saint-Hérem
Edouard de Montmorin Saint-Hérem
Roger Charles de Montmorin Saint-Hérem
François Charles de Montmorin Saint-Hérem
Jean de Montmorin Saint-Hérem
Catherine Angélique de Montmorin Saint-Hérem

François Gaspard de Montmorin Saint-Hérem
Marquis de Saint-Hérem, seigneur de Vollore, de Châteauneuf et
Saint Germain
Grand louvetier de France
Gouverneur et capitaine des chasses de Fontainebleau
Né : En 1621
Décès : 1er août 1701
Mariage en 1651 avec Anne Le Gras de Veaubercey (1624-1709)
Enfants :
François Gaspard de Montmorin Saint-Hérem
Jean François Gaspard de Montmorin Saint-Hérem
Pierre Armand de Montmorin Saint-Hérem
Marie Elisabeth de Montmorin Saint-Hérem
Anne Louise de Montmorin Saint-Hérem
Angélique Cécile de Montmorin Saint-Hérem
Marie Thérèse de Montmorin Saint-Hérem
Madeleine de Montmorin Saint-Hérem
Charles Louis de Montmorin Saint-Hérem
Catherine Françoise de Montmorin Saint-Hérem
Charles Louis de Montmorin Saint-Hérem
Marquis de Saint-Hérem, comte de Châteauneuf et Vollore,
Baron de La Molière
Né : En 1672
Décès : 10 juin 1732
Gouverneur et capitaine des chasses de Fontainebleau,
Capitaine des eaux et forêts de Bierre
Mariage : 6 février 1696 avec Marie Geneviève Rioult de Douilly
Enfants :
Marie Anne Françoise de Montmorin Saint-Hérem
Louis de Montmorin Saint-Hérem
Jean Baptiste François de Montmorin Saint-Hérem
Geneviève de Montmorin Saint-Hérem

Jean Baptiste François de Montmorin Saint-Hérem
Marquis de Saint-Hérem, baron de Vollore et Châteauneuf,
Seigneur de La Molière
Né : Vers 1704
Décès : En 1799
Conjoint : Constance Lucie Le Valois de Villette (Mariage en 1724)
Enfants :
Jean Baptiste Calixte de Montmorin Saint-Hérem
Françoise Lucie de Montmorin Saint-HéremMariage en 1761 avec Catherine Marguerite Morin de Banneville
(Source : Généalogie de Carné Geneanet)

vendredi 4 janvier 2008

Bélime (Courpière)

Le manoir de Bélime (Courpière) est une construction massive, flanquée d’une tour, dite tour du More. Par héritage ou vente Bélime passa entre les mains de plusieurs familles. En 1289, Chatard de Chaulet en tant que seigneur fit une transaction avec les habitants du lieu pour fixer les charrois et manœuvres qui lui étaient dus. Au XV° siècle la terre appartenait aux Veyny, en 1492 Guillaume de Veyny fit une nouvelle transaction avec les habitants. Après les Veyny, Bélime fut aux Le Going, puis aux de La Barge au XVII° siècle et suivit le sort de leur seigneurie. (André Georges Manry « Histoire des communes du Puy de Dôme »).

jeudi 3 janvier 2008

Thiers

C’est au VI° siècle qu’elle est citée pour la première fois. A deux reprises Grégoire de Tours signale l’existence de deux édifices religieux, l’un dans la plaine, l’autre sur la colline. Il rapporte en qu’en 532 Thierry, fils de Clovis lors de sa campagne en Auvergne s’empara du « castrum » de Thiers situé dans l’actuel quartier du Moutier et incendia les maisons et l’église en bois qui s’y trouvaient. Cette église abritait les reliques de saint Symphorien. Une seconde anecdote nous apprend qu’au temps d’Avit 1er, évêque de Clermont (571-574), un homme qui avait perdu ses bœufs les découvrit miraculeusement près d’une dalle qui recouvrait une sépulture. Il s’agissait de la tombe du jeune Genès, disciple de saint Syrénat qui avait été martyrisé près du premier bourg de Thiers. Avit fit édifier à cet emplacement qui se trouvait sur la hauteur dominant les gorges de la Durolle, une église qui devint vite un lieu de pèlerinage. Ainsi dès le VI° siècle, nous savons qu’il existait à Thiers deux édifices religieux. A la même époque on parle d’une communauté de moines qui s’était installée sur la hauteur près de l’église Saint Genès ou dans la plaine près de l’église du Moutier, les sources divergent sur ce point. Ce qui est certain c’est qu’au VIII° siècle existait au Moutier près de l’église dédiée à saint Symphorien un monastère de l’ordre de Saint Benoît, qui aurait été fondé par en 765 par Aldebert, évêque de Clermont. Auparavant, vers 732 une invasion aurait ravagé la ville (les Sarazins ?). les deux églises avaient été détruites, tandis que celle du Moutier se relevait rapidement de ses ruines, celle de saint Genès resta longtemps à demi ruinée. Au siècle suivant, ce furent les Normands qui s’attaquèrent à l’église et au couvent du Moutier qui furent à nouveau détruits. Au début du X° siècle eut lieu un événement important, le partage du comté d’Auvergne. Thiers fut alors détachée de la terre comtale et un noble, nommé Malfred ou Malfroy, fit ériger près de l’église Saint Genès un château fort. L’origine de ce premier seigneur de Thiers est très controversée. Les auteurs traditionnels, comme Baluze, du Bouchet ou de La Mure, en font un petit-fils du comte d’Auvergne, tandis qu’au XIX° siècle Marcellin Boudet pense qu’il s’agit d’un membre de la puissante famille de Mercoeur, descendante des anciens ducs d’Aquitaine. Dernièrement Ch. Laurençon-Rosaz voit en lui un membre de la famille Huillaux, originaire de Bourgogne. Quoiqu’il en soit, nous savons que Thiers à désormais des seigneurs particuliers. Près du château et de l’église, un premier noyau urbain s’établit. Les seigneurs de Thiers se conduisent alors en maîtres tout puissants et n’hésitent pas spolier leurs voisins, les moines du Moutier. Mais Guy II, petit-fils de Malfroy, pris de remords essaya de réparer les exactions des siens, en 1011 ou 1012, il restitua aux moines du Moutier la plus grande partie des biens qui leur avaient été ravis par ses prédécesseurs. Il y ajouta de dotations personnelles, puis en 1016 fit restaurer l’église saint Genès, la combla de biens et y créa un chapitre de chanoines. La ville du haut semble avoir déjà une certaine importance. Désormais deux agglomérations vont se développer parallèlement, celle du Moutier sous la domination des moines et la protection royale à la suite du traité de pariage passé, entre l’abbé et Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis, en 1251, traité qui établissait une prévôté qui fonctionna jusqu’en 1537 et l’autre, celle de la ville haute dirigée par les barons de Thiers. Cette division subsistera jusqu’à la Révolution avec deux justices, au Moutier une justice royale, dans la ville une justice seigneuriale. Puissants et bien apparentés, les seigneurs de Thiers font figure de grands seigneurs. L’un n’épouse-t-il pas Clémence de Courtenay, petite-fille dur roi Louis VI le Gros. Ils participent à la croisade, donnent des prélats à l’église. L’un d’eux, Etienne de Thiers, né vers 1044 et mort en 1124, fonde en Limousin le monastère des Muret et l’ordre de Grandmont, il sera élevé peu après sa mort à la sainteté. Ils rendent des services à la couronne, Chatard de Thiers reçoit de Philippe Auguste divers revenus qui seront confirmés quelques années plus tard par Louis VIII à son fils Guy en remerciement de son aide dans une expédition menée contre les seigneurs du Languedoc. Cependant la vie fastueuse qui se mène au château de Thiers devient bien vite hors de proportion avec les revenus de la baronnie. Après avoir pressuré les habitants, il faut recourir aux usuriers qui, à leur tour, exercent toutes sortes de pressions sur la population pour récupérer l’argent qu’ils ont avancé au seigneur. Aussi, en 1272, Guy III de Thiers est-il amené à octroyer moyennant finances une charte de franchises aux habitants. Elle sera confirmée et complétée trente ans plus tard en 1301 par son fils Guillaume. Cette charte ne prévoyait pas d’organisation municipale et on ne dispose que de fort peu de renseignements sur l’administration de la ville au XIV° et XV° siècles. Cependant en 1476, il y avait « un commis des affaires de la ville ». quelques années plus (1487) on parle de consuls bien que le terme de commis soit encore usité au début du XVI° siècle (1538). Au début du XIV° siècle, les thiernois sont en butte aux tracasseries des Maumont, originaires du Limousin, principaux créanciers de leurs seigneurs qui ont réussi à s’allier à eux. Mais les habitants obtiennent de Guillaume IV l’interdiction aux usuriers de séjourner dans la ville, particulièrement à Pierre de Maumont, dit « le chevalier juif ». Cette clause permettrait d’expliquer l’existence à la périphérie de Thiers de lieux-dits « les Salomons, Lombards, Les Catharins » qui attesteraient le séjours d’indésirables marchands d’argent. Pierre de Maumont, dont la sœur Agnès a épousé le baron de Thiers, paraît régner sur la ville. Il semble être la terreur des thiernois. Aussi les procédures succèdent-elles aux procédures et l’affaire arrive aux oreilles du roi Philippe le Bel dont le chancelier Pierre Flotte est seigneur de Ravel. Le roi intervient donc et incite le comte de Forez, seigneur voisin de Thiers, à se porter acquéreur de la baronnie. Il y eut alors une véritable compétition entre Maumont et le comte de Forez dont l’enjeu était Thiers. En 1301 le baron fait « don » de ses biens à son cousin le comte de Forez en échange d’un prêt d’argent. Mais les procédures ne cessent pas pour autant, ce fut cependant le comte de Forez qui emporta l’affaire. Dès lors Thiers allait connaître un sort nouveau. Pays d’Auvergne, c’est maintenant un bien des comtes de Forez et de leurs successeurs les duc de Bourbon. On peut alors penser que la ville va bénéficier de cette situation pour se développer économiquement. Les biens des comtes du Forez s’étendent jusqu’à Lyon, une grande place commerciale en liaison avec l’Italie et surtout situé sur le grand axe qui relie le monde méditerranéen et l’Europe du nord. Un document produit lors d’un procès à propos de la Leyde, entre la ville et son seigneur au XVIII° siècle, fait apparaître qu’en 1336 les couteaux étaient imposés comme une marchandise venant de l’extérieur, alors que quarante plus tard en 1379 ils ne le sont plus, ce qui incite à dire qu’ils sont alors fabriqués sur place. En 1371, Anne dauphine, baronne de Thiers, héritières des comtes de Forez, épouse le duc Louis II de Bourbon. Dès lors l’influence bourbonnaise prend le relais de l’influence forézienne. Les Bourbons agrandissent et embellissent la ville. C’est à cette époque que l’on commença à paver les rues, ce qui était fort utile la déclivité du terrain. En 1402, l’hôtel du Pirou est acquis par le duc qui le fait agrandir en lui donnant un aspect de demeure bourbonnaise qu’il a encore de nos jours. (« Histoire des communes du Puy de Dôme » sous la direction de André Georges Manry 1988).

mercredi 2 janvier 2008

Maison de Montboissier

La terre d’Aubusson appartenait anciennement à la puissante maison de Montboissier. Dans le but de faire connaître un peu les origines de cette famille, nous sommes heureux d’insérer les notes suivantes qui nous ont été communiquées par le Révérendissime Père Abbé de Solesmes, à qui nous nous sommes adressé, pour avoir des précisions sur Pierre Maurice de Montboissier que l’histoire connaît mieux sous le de Pierre le Vénérable.
Voici quelques extraits de la notice que Bouillet, dans son «Nobiliaire d’Auvergne » (Clermont-Ferrand, 1851, t. IV pp 204 sv.) consacre à la famille de Montboissier-Beaufort-Canillac, « barons de Montboissier, seigneurs d’Arlanc, de Roche-Savine, d’Aubusson, etc.… »
« Indépendamment du titre de « princes » dont les seigneurs de Montboissier sont qualifiés par les anciennes chartres, les temps nous ont transmis le témoignage d’un auteur qui écrivant pour ainsi dire près du berceau de cette famille, nous apprend qu’elle tirait son extraction d’une race puissante et souveraine (cf. la « Chronique » de Pierre de Poitiers, moine de l’Ordre de Cluny, contemporain de Pierre le Vénérable).
Le château de Montboissier, appelé dans les anciens (titres latins « Mons Buxerius, de Monte Buxerio » ou « Monte Busserio » est situé comme l’indique la signification de son nom, sur une montagne couverte de buis, distante de 32 Km de Clermont. Quoique ce château fut le séjour ordinaire de ses anciens possesseurs, c’était la petite ville de Cunlhat, situé sur le chemin de Clermont à Ambert, qui était le chef-lieu de la baronnie de Montboissier. Nombre de fiefs et de châteaux environnants relevaient à foi et hommage de cette baronnie qui elle-même relevait des évêques que de Clermont.
Hugues Maurice, premier du nom, seigneur de Montboissier, surnommé le Décousu, le premier seigneur de Montboissier dont le nom soit parvenu jusqu’à nous, vivait sous Lothaire. Lui et sa femme Isengarde, au retour d’un pèlerinage de Rome, s’étant arrêtés à Suze, pour accomplir le vœu qu’il avaient formé, fondèrent, vers l’an 960, sur le mont Piscarien en Piémont, à 12 milles des Alpes, la célèbre abbaye de Saint Michel de la Cluse, dont ils avaient acheté le fonds du marquis d’Ivrée, et la dotèrent des prieurés de Sauviat, de Cunlhat et Arlanc, en Auvergne, que le même seigneur de Montboissier avait fondés.
Hugues Maurice son fils, seigneur de Montboissier, désigné quelquefois sous le seul nom de Maurice, est cité dans deux chartes des années 1045 et 1050 et dans une troisième sans date du prieuré de Sauxillanges.
Hugues Maurice, troisième du nom, chevalier, qualifié, prince de Montboissier, né dans les premières années du XI° siècle. On le voit intervenir avec Maurice de Montboissier, son père, dans une charte du prieuré de Sauxillanges de l’année 1045, et autoriser la donation faite vers le même temps à ce monastère, par Gérald Cellérier, fils de Pierre, de la dîme qu’il avait sur le lieu de « Las Costas » en présence d’Albert de Boisse, et de plusieurs autres chevaliers, et du consentement, porte la charte, de messire Hugues, prince de Montboissier. Il vivait encore en 1080. Ses enfants furent : Pierre, père du vénérable abbé de Cluny, Guillaume Maurice, seigneur d’Arlanc et Pons Maurice de Montboissier, abbé de la Chaise-Dieu.
Pierre Maurice, premier du nom, qualifié de prince de Montboissier, ainsi que son père, fit le voyage en Terre Sainte pendant les Croisades et mourut à son retour. Il fut enterré dans l’église de Sauxillanges. Indépendamment de sa haute naissance, ce seigneur était doué des plus rares qualités, si l’on en croit la Chronique de Pierre de Poitiers, Ringarde, son épouse, cousine du duc de Nevers, se retira, l’an 1115, après la mort de son mari, au monastère de Marcigny, où elle se fit religieuse. Elle mourut le 24 juin 1134 ou 1135 , et fut mise au rang des saintes.
De ce mariage sont nés huit enfants, dont trois abbés bénédictins :


  • 1er Othon, mort sans postérité


  • 2ème Hugues, père de deux filles


  • 3ème Eustache, premier du nom, qui a continué la descendance


  • 4ème Héracle, reçu chanoine de Lyon en 1139, et nommé archevêque de la même ville en 1153


  • 5ème Pons, moine de la Cluse, abbé de Vézelay en 1138


  • 6ème Jourdain, moine de la Chaise-Dieu, et successivement grand prieur et abbé en 1146


  • 7ème Pierre Maurice, surnommé le Vénérable, né vers l’an 1091,. Consacré à Dieu par Sainte Ringarde, sa mère, dans le monastère de Sauxillanges, il reçut l’habit religieux des mains de Saint Hugues, abbé de Cluny, à l’âge de 16 ou 17 ans. Successivement prieur de Vézelay et de Dommé, il fut élu le 22 août 1122, à peine âgé de 30 ans, abbé et général de Cluny.


  • 8ème Armand Maurice, prieur de Cluny et de Manglieu, en Auvergne.
D’après ces notes et du fait que Pierre Maurice fut consacré à Dieu par sa mère, dans le monastère de Sauxillanges, nous concluons que ce dernier naquit au château de Montboissier, commune de Brousse, dans le canton de Cunlhat, sis à une douzaine de kilomètres de Sauxillanges, et non point au château d’Aubusson, comme nous l’espérions. Le saint Abbé témoigne lui-même de ses origines auvergnates. Ainsi lorsqu’il raconte comment revenant un jour d’Italie et « rapportant avec lui les pénibles fièvres romaines », il fut conseillé une cure « d’air natal ». Il vient donc, dit-il, au monastère de Sauxillanges, de l’Ordre de Cluny, où il avait passé toute sa jeunesse et où sa mère l’avait consacré à Dieu. Il parle de sa mère en termes très touchants dans la lettre qu’il écrivit à ses trois frères moines, à l’occasion de sa mort. Ces différentes notes ont été tirées des écrits de Raoul de Cluny, contemporain et biographe de Pierre de Montboissier, dit le Vénérable. La « Chronique de Cluny » écrite vers la fin du XV° siècle par François de Rivo, nous a donné les mêmes précisions.
Il reste impossible semble-t-il de préciser la date de naissance de Pierre le Vénérable vers 1091. On sait seulement qu’il avait environ 30 ans en 1122, lors de son élection abbatiale.
Quant à la date de sa mort, la notice des Petits Bollandistes fait erreur en la plaçant en 1157. La Chronique de Cluny parle en effet, à ce sujet du « premier jour de l’année 1157 » mais en désignant explicitement par là le 25 décembre 1156, suivant la coutume du Moyen Age, qui faisait commencer l’année ecclésiastique au 25 décembre.
Le « Chronicum Cluniacense » retrace par ailleurs la dernière journée de Pierre le Vénérable, la vigile de Noël 1156, où il prononça son dernier sermon, sur le mystère de la Nativité. C’est dans la nuit du 24 au 25 décembre qu’il mourut, « au lever de l’aurore, à l’heure où l’on croit que le Christ apparut en ce monde ».
Ainsi se trouvait exaucé son désir de mourir un jour de Noël, pour la réalisation duquel il avait tant prié et fait prier « Homme de paix » jusque dans sa mort. On a pu dire qu’il fut « l’homme le plus politique de son temps » (Vacandard, Vie de Saint Bernard, I). 100). (« Notre-Dame d’Espinasse » de l’Abbé J. Découzon. (1953).
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