dimanche 23 janvier 2011

Date du Jour - 17 janvier

Le 17 janvier est le 17e jour de l’année du calendrier grégorien. Il reste 348 jours avant la fin de l'année, 349 si elle est bissextile.

C'était généralement le 28e jour du mois de nivôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du zinc.

L'on fête les Roseline

  * Il a pour variantes Roselyne, Roselina, Roselyn, Rosalyn, etc. On trouve également la forme masculine Roselin. Il est fêté le 17 janvier.
Roseline de Villeneuve ou Roseline des Arcs (°1263 - +1329), née aux Arcs, prieure de la chartreuse de Celle Roubaud dans le diocèse de Fréjus en Provence, fille d'Arnaud de Villeneuve et de Sybille de Burgolle de Sabran des Arcs ; fêtée le 17 janvier.
Roseline, du latin Rossolina, ou Rossa, Rufa, fille d'Arnaud II de Villeneuve et de Sybille de Burgolle de Sabran des Arcs, cousine de saint Elzéar de Sabran , est instruite par les clarisses d' Avignon, c'est à la Chartreuse que cette provençale, douée du don de lire dans les consciences choisit d'entrer à 25 ans. Elle fit son noviciat à Saint-André-de-Ramières près de Prébayon dans le Vaucluse puis un second noviciat à la Chartreuse de Bertaud Notre-Dame d'Aurouse dans les Hautes-Alpes puis admise à fait profession religieuse le jour de Noël 1280. Elle y vivra dans l'austérité et deviendra plus tard prieure de la Chartreuse fondée par son frère Hélion dans le diocèse de Fréjus, à Celle-Roubaud.
Aux Arcs, la chapelle Sainte-Roseline édifiée au XIe siècle a été classée monument historique en 1980. Elle abrite la dépouille de sainte Roseline qui est exposée dans une châsse en cristal et un reliquaire qui conserve ses yeux, miraculeusement préservés.
Roseline est rattachée à ce que l'on appelle « Le miracle des Roses ». La généreuse fille du seigneur du village se cachait pour donner à manger aux pauvres qui la sollicitaient. Un matin, Arnaud, qui se doutait des largesses de sa fille, se cache près du cellier pour la confondre… Il ne tarde pas à la voir arriver, le tablier chargé de victuailles. Lorsqu'il lui demande de montrer le contenu de son tablier, Roseline (prenant, dit-on, Dieu à témoin) ouvre craintivement son tablier duquel dépasse une brassée de roses en lieu et place de la nourriture « subtilisée ». Aujourd'hui encore on peut voir une arche de pierre qu'on appelle « la porte du Miracle ».

Quelques évènements :

  * 1562 : Promulgation de l’édit de Saint-Germain. - 1595 : Le roi de France Henri IV déclare la guerre à l’Espagne. - 1601 : Signature du traité de Lyon. - 1793 : Votes sur la mort de Louis XVI. - 1800 : France (27 nivôse) : le nombre des journaux parisiens est ramené de 172 à 13 « pour la durée de la guerre ». Cette mesure permet de supprimer les journaux d’opposition. - 1815 : Paris : Émotion devant l’église Saint-Roch quand le curé refuse de recevoir le corps d’une comédienne, actrice du Théâtre-Français, Mademoiselle Raucourt, signe caractéristique de la restauration des valeurs anciennes. - 1895 : Félix Faure est élu Président de la République française. - 1907 : Paris : Maurice Barrès est reçu à l’Académie française. - 1913 : Élection de Raymond Poincaré à la Présidence de la République française. - 1920 : Démission du ministère Clemenceau. - 1920 : Élection de Paul Deschanel à la Présidence de la République française. - 1938 : Paris : La galerie des Beaux-Arts accueille soixante-dix surréalistes venus de quatorze pays. Le décor fait sensation : sous un ciel chargé de mille deux cents sacs de charbon, le public est accueilli par une haie d’étranges mannequins, tandis que des draps en désordre se reflètent dans les eaux d’un petit étang.  - 1949 : Les docteurs Muller et Lépine de l’institut Pasteur identifient le virus de la grippe. - 1975 : Promulgation de la loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse. - 1989 : Une loi donne naissance au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). - 1999 : A Lyon, découverte d’un passager clandestin sénégalais de quinze ans caché dans le train d’atterrissage d’un Airbus. Il a survécu à une température de -20 °C pendant les six heures de vol. - 2001 : Jacques Chirac nomme Dominique Baudis, député-maire UDF de Toulouse, à la présidence du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en remplacement d’Hervé Bourges, dont le mandat de six ans prend fin le 23 janvier. - 2002 : Le Conseil constitutionnel censure l’article premier de la loi sur la Corse, sur l’attribution d’un pouvoir législatif aux élus insulaires.

Naissances :

Dagobert III roy de France
par Jean Dassier (1676-1763).
  * 1463 : Antoine Duprat (né à Issoire), chancelier de France († 9 juillet 1535). - 1672 : Antoine Houdar De La Motte, académicien français († 26 décembre 1731). - 1734 : François-Joseph Gossec, compositeur français († 16 février 1829). - 1814 : Hippolyte Lucas, entomologiste français († 5 juillet 1899). - 1856 : Gabriel Koenigs, mathématicien français († 29 octobre 1831). - 1868 : Louis Couturat, mathématicien et logicien français] († 3 août 1914). - 1897 : Marcel Petiot, tueur en série français († 25 mai 1946). - 1905 : Louis Armand, haut fonctionnaire et académicien français († 30 août 1971). - 1920 : Georges Pichard, dessinateur de bandes dessinées français († 7 juin 2003). - 1928 : Jean Barraqué, compositeur français († 17 août 1973). - 1928 : Maurice Gaidon, évêque catholique français, évêque émérite de Cahors. - 1932 : Pierre Biarnès, homme politique français. - 1933 : Dalida, chanteuse française († 3 mai 1987). - 1933 : Armand Fouillen, footballeur français. - 1938 : Michel Lancelot, animateur de télévision et de radio français († 25 février 1984). - 1941 : Daniel Reiner, homme politique français. - 1944 : Jean-Pierre Berthet, journaliste français. - 1944 : Françoise Hardy, chanteuse, compositrice française. - 1945 : Claude Guéant, haut fonctionnaire français. - 1946 : Didier Lecat, journaliste français († 24 octobre 2004). - 1947 : Alain Payet, réalisateur français († 13 décembre 2007). - 1948  : Anne Queffélec, pianiste française. - 1951 : Damien Alary, homme politique français. - 1963 : Annie David, femme politique française. - 1968 : Stéphane Meca, matador français. - 1968 : Mathilde Seigner, actrice française. - 1971 : Sylvie Testud, actrice française. - 1981 : Thierry Ascione, joueur de tennis français. - 1983 : Yelle, chanteuse française. - 1989 : Antoine Diot, basketteur français.

Décès : 

  * 715 : Dagobert III, roi de Neustrie et de Bourgogne (° 699). - 1675 : Bernard Frénicle de Bessy, mathématicien français (° 1605). - 1738 : Jean-François Dandrieu, musicien français (° 1682). - 1914 : Fernand Foureau, géographe et explorateur français (° 17 octobre 1850). - 1945 : Édouard Bourdet, écrivain français (° 26 octobre 1887). - 1965 : Pierre Gerlier, cardinal français, archevêque de Lyon (° 14 janvier 1880). - 1989 : Jeanne Denis (« la mère Denis »), star française de la publicité (° 9 novembre 1893). - 1990 : Charles Hernu, homme politique français (° 3 juillet 1923). - 1990 : André Morice, homme politique français (° 10 octobre 1900). - 2008 : Frédéric de Towarnicki, journaliste français (° 1920). - 2011 : Jean Dutourd, romancier, essayiste et académicien français (° 14 janvier 1920).

Sources : Wikipédia 

mercredi 19 janvier 2011

Viaduc des Fades


Le viaduc des Fades est un viaduc ferroviaire français lancé au-dessus de la Sioule, entre les communes de Sauret-Besserve (canton de Saint-Gervais-d'Auvergne), au nord, et des Ancizes-Comps (canton de Manzat), au sud, dans le département du Puy-de-Dôme. Il livrait passage à la ligne de chemin de fer de Volvic à Lapeyrouse (tronçon de la relation Clermont-Ferrand - Montluçon-Ville, via le plateau des Combrailles), dont l'exploitation a été suspendue le 9 décembre 2007 par la direction régionale de la SNCF. Une mesure prise officiellement « pour raison de sécurité », du fait de l'état de vétusté de l'infrastructure. La baisse de fréquentation de ladite ligne, aussi bien en voyageurs qu'en fret, explique le fait qu'elle ne bénéficiait plus d'un entretien régulier depuis des années...

Projet.

  * Cette ligne dénommée, à l'origine, « de Saint-Éloy à Pauniat » a été déclarée d'utilité publique le 22 juillet 1881. Le 20 mars 1893, elle était concédée à la Compagnie du Paris-Orléans (PO). Entre 1893 et 1896, un projet de viaduc pour traverser la profonde vallée de la Sioule est étudié successivement par les ingénieurs des Ponts et Chaussées Dupin et Guillaume, sous la direction des ingénieurs en chef Daigremont puis Draux.

À partir du 1er novembre 1896, l'ingénieur Félix Virard reprend l'étude du projet, sous la direction de l'ingénieur en chef Abel Draux. Le 26 avril 1901, le projet de l'ingénieur Virard reçoit l'approbation ministérielle. Le 25 juillet suivant, la Société Française de Constructions Mécaniques (Anciens Établissements Cail), dont les usines étaient à Denain (Nord), est déclarée adjudicataire des travaux.

Le projet retenu consistait en un viaduc semi-métallique, composé de trois travées en acier et fer laminés, à poutres droites et à treillis triple, reposant sur deux piles géantes en moellons de granit. Il était prévu un tablier unique, mais la survenue d'un glissement de terrain lors de la construction de la culée de rive gauche (côté nord) nécessita le remplacement des deux arches en maçonnerie de ladite culée par une travée métallique secondaire plus légère.

Le chantier.

  * Les travaux furent entrepris le 28 octobre 1901. Bâties à chaux et à sable, les piles sont l'œuvre de la prestigieuse "corporation" des maçons itinérants de la Creuse. Elles offrent la particularité d'être évidées, ce qui a permis leur édification sans le concours d'échafaudages, les ouvriers ayant pu être acheminés à pied d'oeuvre par l'intérieur, grâce à un monte-charge.

Le montage du tablier s'est effectué au moyen de deux "cages" volantes, une au départ de chaque rive. Épousant extérieurement le profil de l'ouvrage terminé, ces "cages" (on dirait plutôt aujourd'hui des équipages mobiles) renfermaient tous les outils nécessaires au bardage, à la pose et au rivetage des différentes pièces de l'ossature du tablier. Les travées latérales de 116 mètres ont été montées, pour la première moitié, sur un échafaudage géant (constitué d'un platelage reposant sur deux piles provisoires en bois) et, pour la seconde, en porte-à-faux. La travée centrale de 144 mètres a été entièrement mise en place en encorbellement, les deux moitiés du tablier progressant au-dessus du vide à partir de chaque pile. La jonction finale (ou clavage) s'est opérée le 18 mai 1909. Le 11 septembre, le viaduc était totalement achevé.

Du 14 au 16 septembre 1909, l'ouvrage d'art subit avec succès les épreuves de résistance, au moyen d'un train chargé de ballast dont le poids en configuration complète dépassait les 1075 tonnes. Inauguré le 10 octobre 1909, sous la présidence de René Viviani, ministre du Travail, le viaduc des Fades était mis en service dix jours plus tard.

Le viaduc des records.

  * Le viaduc des Fades était, au moment de son inauguration le 10 octobre 1909, le plus haut pont du monde, toutes catégories confondues. Il prend encore rang actuellement (en 2010) à la dixième place sur la liste des plus hauts viaducs ferroviaires mondiaux.

Ce qui fait du viaduc des Fades un ouvrage d'art exceptionnel, ce sont ses deux piles monumentales en moellons d'appareil. Culminant à plus de 92 mètres, elles restent les plus hautes piles de pont en maçonnerie traditionnelle jamais construites. Elles possèdent une base plus vaste qu'un court de tennis.

Alors que d'autres viaducs jouent sur l'élégance des courbes, celui des Fades voit triompher la rigueur de la poutre droite. Son gigantesque tablier constitue un des plus beaux spécimens de ce type. Sa hauteur est comparable à celle d'un bâtiment de quatre étages.

Localisation.

  * Vallée de la Sioule (affluent de l’Allier) ; communes des Ancizes-Comps (canton de Manzat) et de Sauret-Besserve (canton de Saint-Gervais-d'Auvergne) ; pays des Combrailles ; arrondissement de Riom ; département du Puy-de-Dôme ; région Auvergne (France).

Vocation.

  * Viaduc ferroviaire à voie unique [ligne RFF Volvic - Lapeyrouse (Liaison Clermont-Ferrand - Montluçon-Ville)]. Les circulations ferroviaires sur cette ligne ont été officiellement "suspendues" par la SNCF, à compter du 9 décembre 2007, « pour raison de sécurité ».

Maître d’ouvrage de l’époque.

  * Compagnie du Paris-Orléans (PO) (concession : Loi du 20 mars 1893).

Maître d’ouvrage actuel.

  * Réseau Ferré de France (RFF).

Plans.

  * Félix Virard (1852-1910), alors conducteur principal faisant fonctions d'ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées.

Dates de construction.

  * 28 octobre 1901 – 11 septembre 1909.

Maître d’oeuvre.

  * Ponts et Chaussées (Quatrième lot d’infrastructure de la ligne dite « de Saint-Éloy à Pauniat ») ; Abel Draux, ingénieur en chef à Angoulême ; Félix Virard, ingénieur ordinaire à Limoges ; Joseph Barrère, chef de section, Henri Dupré et Bonneau, sous-chefs de section aux Ancizes-Comps.

Entrepreneur.

  * Société Française de Constructions Mécaniques (Anciens Établissements Cail) à Denain (Nord). Émile Robert, ingénieur des Arts et Métiers, directeur des travaux.

Coût total des travaux.

  * 3 671 866, 75 francs de l’époque (y compris les dépenses sur la somme à valoir).

Date d’inauguration.

  * 10 octobre 1909.

Date de mise en service.

  * 20 octobre 1909.

Protection.

  * Inscrit sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques (arrêté du 28 décembre 1984).

Date d’inauguration de la mise en lumière.

  * 7 mai 1999.

Principales caractéristiques.

  * Longueur totale : 470,25 m (culées comprises).
  * Hauteur du rail au-dessus du thalweg : 132,50 m (le plus haut viaduc ferroviaire de France).
  * Superficie totale en élévation : 32 767 m².

Les piles.

  * Dimensions du massif des fondations : 23,61 m (L) x 12,78 m (l) x 6,00 m (P) (P = 14,80 m pour la pile de rive gauche).
  * Hauteur totale au-dessus du massif des fondations : 92,33 m (les plus hautes piles de pont en maçonnerie traditionnelle).
  * Section à la base : 21,96 m x 11,64 m.
  * Section au-dessous du couronnement : 11,00 m x 5,50 m.
  * Dimensions du chapiteau de couronnement : 12,80 m (L) x 7,30 m (l) x 3,00 m (H).
  * Volume total des maçonneries (piles et culées) : 37 135,20 m³.

La culée de rive droite.

  * Longueur totale : 24 m.
  * Hauteur maximum : 22 m.
  * Ouverture de l’arche en maçonnerie : 14 m.

La culée de rive gauche.

  * Longueur totale : 70,25 m (y compris un jeu de 0,30 m à chaque extrémité près culée du petit tablier).
  * Dimensions du petit tablier métallique : 52,90 m (L) x 5,50 m (l) x 5,82 m (H).
  * Hauteur maximum de la pile à deux avant-corps : 32,90 m.
  * Profondeur maximum des fondations de la pile à deux avant-corps : 44,64 m.
  * Hauteur maximum de la culée extrême (côté nord) à un avant-corps : 9,50 m.

Le tablier métallique.

  * Longueur totale : 375,40 m (non compris un jeu de 0,30 m à chaque extrémité près culée).
  * Largeur : 6,78 m (d’axe en axe des appuis) – 7,80 m (entre garde-corps).
  * Hauteur : varie de 11,60 m à 11,67 m.
  * Longueur des travées de rive : 115,70 m.
  * Portée des travées de rive : 115,20 m (d’axe en axe des appuis).
  * Portée de la travée centrale : 144 m (d’axe en axe des appuis).
  * Nombre total de rivets d’assemblage : environ un million (dont 237 809 posés sur le chantier).
  * Poids total actuel de la structure métallique : environ 2 604 tonnes.

Nota : une cage roulante, épousant le profil extérieur du tablier et destinée à faciliter sa surveillance et son entretien, peut circuler sur toute la longueur de l'ouvrage métallique.

Le viaduc dans l'Art.

  * Entre 1982 et 1991, tous les troisièmes week-ends du mois de juin, se sont tenus, à la halte ferroviaire des Fades, les fameux "Congrès ordinaires de Banalyse" fondés par deux universitaires rennais, MM. Pierre Bazantay et Yves Hélias. La principale occupation de nos congressistes consistait à attendre "quiconque, ayant eu vent du Congrès des Fades, avait été fortement tenté de s'y rendre" ! Les "Banalystes" étaient des intellectuels -ou non-, portés -ou non- par les mouvements situationniste et surréaliste, venus de toute l'Europe et ayant choisi ce lieu pour son nom sans ambages, sa beauté agreste et d'accès immédiat problématique voire oppressant, son viaduc, ses vieilles michelines qui s'arrêtaient six fois par jour, et à la condition expresse de faire signe au conducteur...







Sources : Wikipédia 

Château de Tournoël


Château de Tournoël

  * Vidéo

Château de Montrognon


Château de Montrognon

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Fourme d'Ambert


La Fourme d'Ambert est un fromage français de la région Auvergne (mais également du département de la Loire), créé à l'origine dans les environs d'Ambert (Puy-de-Dôme), et qui bénéficie d'une appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis 1972. Ce fromage fait désormais l'objet d'une protection européenne sous le label de qualité AOP : appellation d'origine protégée.

Description.

C'est un fromage à base de lait de vache, à pâte persillée, non cuite et non pressée, à croûte sèche et fleurie, dont les dimensions sont d'environ 13 cm de diamètre, 19 cm de hauteur et dont le poids avoisine les 2,2 kg.

Son nom fourme vient du latin forma qui serait aussi à l'origine du mot fromage.

Fabrication.

Le lait est chauffé à 32 °C, on ajoute la présure pour le faire cailler et le penicillium roqueforti qui sera à l'origine de la formation du « bleu ». Une fois que le lait est caillé (solide), il est tranché en petits cubes. Le fromager va ensuite coiffer le grain de cailler. Le « coiffage » consiste en une succession de brassages lents entrecoupés de phases de repos. Cette opération permet au grain de caillé d'être entouré d'une fine protection qui évitera l'agglomération complète des grains lors de la mise en moule en ménageant des ouvertures entre eux. Cette étape est primordiale pour permettre le développement du Penicillium roqueforti dans les cavités préservées entre les grains coiffés.

Viennent ensuite les opérations de piquage, qui apportera l'oxygène indispensable au développement homogène du pénicillium dans les petites cavités du fromage, et d'affinage en cave pendant au moins 28 jours à une température oscillant entre 8 et 12 °C.

La production de 2006 totalisait 6 200 tonnes.

Une grosse partie de la production est le fait de structures laitières. Actuellement, trois producteurs fermiers produisent dans le cadre de l'AOP, dont un sur le canton même d'Ambert, dans la commune de Valcivières, à proximité immédiate du Col des Supeyres.

Pour bénéficier du label AOP, les fourmes doivent suivre des conditions de productions précises contrôlées par des organismes indépendants.

Aire de production.

La Fourme d'Ambert peut être produite dans une zone assez vaste :

    * 43 cantons du département du Puy-de-Dôme (soit les zones de montagne du Puy de Dôme excluant donc les plaines de Limagne)
    * 8 communes sur 3 cantons du département de la Loire
    * 5 cantons du nord-est du département du Cantal.

Histoire de l'AOC.

Ce fromage est sans doute l'un des plus anciens de France. Il était traditionnellement produit dans les zones d'estive des Hautes Chaumes des monts du Forez sous le nom de fourme de Pierre sur Haute. C'est sous ce nom que le fromage a fait l'objet d'un label dès 1940.

Le 9 mai 1972 était créée une appellation d'origine contrôlée commune à la Fourme d'Ambert et à la Fourme de Montbrison, la Fourme d'Ambert et de Montbrison, qui dura près de trente ans. Les deux appellations ont été séparées par décrets du 22 février 2002.

Désormais, ce fromage bénéficie de l'AOP : Appellation d’Origine Protégée, qui est l’un des quatre labels (AOP, IGP, STG, Agriculture Biologique) de l’origine et de la qualité reconnus par l’Europe. Ces trois lettres de noblesses sont garantes d’un produit qui est issu d’une région géographique, dont la qualité est avérée, qui respecte des caractéristiques du milieu et des facteurs naturels ou humains.

La différence entre les fourmes d'Ambert et de Montbrison réside essentiellement dans les techniques actuelles d'égouttage et de salage :

    * la Fourme d'Ambert subit un égouttage réduit et salage au sel sec en surface ou par saumure ;
    * la Fourme de Montbrison subit pré-égouttage, broyage et salage dans la masse du caillé ; sa phase de séchage s'effectue couchée dans des chéneaux d'épicéa.



Sources : Wikipédia 
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