mercredi 19 janvier 2011

Viaduc des Fades


Le viaduc des Fades est un viaduc ferroviaire français lancé au-dessus de la Sioule, entre les communes de Sauret-Besserve (canton de Saint-Gervais-d'Auvergne), au nord, et des Ancizes-Comps (canton de Manzat), au sud, dans le département du Puy-de-Dôme. Il livrait passage à la ligne de chemin de fer de Volvic à Lapeyrouse (tronçon de la relation Clermont-Ferrand - Montluçon-Ville, via le plateau des Combrailles), dont l'exploitation a été suspendue le 9 décembre 2007 par la direction régionale de la SNCF. Une mesure prise officiellement « pour raison de sécurité », du fait de l'état de vétusté de l'infrastructure. La baisse de fréquentation de ladite ligne, aussi bien en voyageurs qu'en fret, explique le fait qu'elle ne bénéficiait plus d'un entretien régulier depuis des années...

Projet.

  * Cette ligne dénommée, à l'origine, « de Saint-Éloy à Pauniat » a été déclarée d'utilité publique le 22 juillet 1881. Le 20 mars 1893, elle était concédée à la Compagnie du Paris-Orléans (PO). Entre 1893 et 1896, un projet de viaduc pour traverser la profonde vallée de la Sioule est étudié successivement par les ingénieurs des Ponts et Chaussées Dupin et Guillaume, sous la direction des ingénieurs en chef Daigremont puis Draux.

À partir du 1er novembre 1896, l'ingénieur Félix Virard reprend l'étude du projet, sous la direction de l'ingénieur en chef Abel Draux. Le 26 avril 1901, le projet de l'ingénieur Virard reçoit l'approbation ministérielle. Le 25 juillet suivant, la Société Française de Constructions Mécaniques (Anciens Établissements Cail), dont les usines étaient à Denain (Nord), est déclarée adjudicataire des travaux.

Le projet retenu consistait en un viaduc semi-métallique, composé de trois travées en acier et fer laminés, à poutres droites et à treillis triple, reposant sur deux piles géantes en moellons de granit. Il était prévu un tablier unique, mais la survenue d'un glissement de terrain lors de la construction de la culée de rive gauche (côté nord) nécessita le remplacement des deux arches en maçonnerie de ladite culée par une travée métallique secondaire plus légère.

Le chantier.

  * Les travaux furent entrepris le 28 octobre 1901. Bâties à chaux et à sable, les piles sont l'œuvre de la prestigieuse "corporation" des maçons itinérants de la Creuse. Elles offrent la particularité d'être évidées, ce qui a permis leur édification sans le concours d'échafaudages, les ouvriers ayant pu être acheminés à pied d'oeuvre par l'intérieur, grâce à un monte-charge.

Le montage du tablier s'est effectué au moyen de deux "cages" volantes, une au départ de chaque rive. Épousant extérieurement le profil de l'ouvrage terminé, ces "cages" (on dirait plutôt aujourd'hui des équipages mobiles) renfermaient tous les outils nécessaires au bardage, à la pose et au rivetage des différentes pièces de l'ossature du tablier. Les travées latérales de 116 mètres ont été montées, pour la première moitié, sur un échafaudage géant (constitué d'un platelage reposant sur deux piles provisoires en bois) et, pour la seconde, en porte-à-faux. La travée centrale de 144 mètres a été entièrement mise en place en encorbellement, les deux moitiés du tablier progressant au-dessus du vide à partir de chaque pile. La jonction finale (ou clavage) s'est opérée le 18 mai 1909. Le 11 septembre, le viaduc était totalement achevé.

Du 14 au 16 septembre 1909, l'ouvrage d'art subit avec succès les épreuves de résistance, au moyen d'un train chargé de ballast dont le poids en configuration complète dépassait les 1075 tonnes. Inauguré le 10 octobre 1909, sous la présidence de René Viviani, ministre du Travail, le viaduc des Fades était mis en service dix jours plus tard.

Le viaduc des records.

  * Le viaduc des Fades était, au moment de son inauguration le 10 octobre 1909, le plus haut pont du monde, toutes catégories confondues. Il prend encore rang actuellement (en 2010) à la dixième place sur la liste des plus hauts viaducs ferroviaires mondiaux.

Ce qui fait du viaduc des Fades un ouvrage d'art exceptionnel, ce sont ses deux piles monumentales en moellons d'appareil. Culminant à plus de 92 mètres, elles restent les plus hautes piles de pont en maçonnerie traditionnelle jamais construites. Elles possèdent une base plus vaste qu'un court de tennis.

Alors que d'autres viaducs jouent sur l'élégance des courbes, celui des Fades voit triompher la rigueur de la poutre droite. Son gigantesque tablier constitue un des plus beaux spécimens de ce type. Sa hauteur est comparable à celle d'un bâtiment de quatre étages.

Localisation.

  * Vallée de la Sioule (affluent de l’Allier) ; communes des Ancizes-Comps (canton de Manzat) et de Sauret-Besserve (canton de Saint-Gervais-d'Auvergne) ; pays des Combrailles ; arrondissement de Riom ; département du Puy-de-Dôme ; région Auvergne (France).

Vocation.

  * Viaduc ferroviaire à voie unique [ligne RFF Volvic - Lapeyrouse (Liaison Clermont-Ferrand - Montluçon-Ville)]. Les circulations ferroviaires sur cette ligne ont été officiellement "suspendues" par la SNCF, à compter du 9 décembre 2007, « pour raison de sécurité ».

Maître d’ouvrage de l’époque.

  * Compagnie du Paris-Orléans (PO) (concession : Loi du 20 mars 1893).

Maître d’ouvrage actuel.

  * Réseau Ferré de France (RFF).

Plans.

  * Félix Virard (1852-1910), alors conducteur principal faisant fonctions d'ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées.

Dates de construction.

  * 28 octobre 1901 – 11 septembre 1909.

Maître d’oeuvre.

  * Ponts et Chaussées (Quatrième lot d’infrastructure de la ligne dite « de Saint-Éloy à Pauniat ») ; Abel Draux, ingénieur en chef à Angoulême ; Félix Virard, ingénieur ordinaire à Limoges ; Joseph Barrère, chef de section, Henri Dupré et Bonneau, sous-chefs de section aux Ancizes-Comps.

Entrepreneur.

  * Société Française de Constructions Mécaniques (Anciens Établissements Cail) à Denain (Nord). Émile Robert, ingénieur des Arts et Métiers, directeur des travaux.

Coût total des travaux.

  * 3 671 866, 75 francs de l’époque (y compris les dépenses sur la somme à valoir).

Date d’inauguration.

  * 10 octobre 1909.

Date de mise en service.

  * 20 octobre 1909.

Protection.

  * Inscrit sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques (arrêté du 28 décembre 1984).

Date d’inauguration de la mise en lumière.

  * 7 mai 1999.

Principales caractéristiques.

  * Longueur totale : 470,25 m (culées comprises).
  * Hauteur du rail au-dessus du thalweg : 132,50 m (le plus haut viaduc ferroviaire de France).
  * Superficie totale en élévation : 32 767 m².

Les piles.

  * Dimensions du massif des fondations : 23,61 m (L) x 12,78 m (l) x 6,00 m (P) (P = 14,80 m pour la pile de rive gauche).
  * Hauteur totale au-dessus du massif des fondations : 92,33 m (les plus hautes piles de pont en maçonnerie traditionnelle).
  * Section à la base : 21,96 m x 11,64 m.
  * Section au-dessous du couronnement : 11,00 m x 5,50 m.
  * Dimensions du chapiteau de couronnement : 12,80 m (L) x 7,30 m (l) x 3,00 m (H).
  * Volume total des maçonneries (piles et culées) : 37 135,20 m³.

La culée de rive droite.

  * Longueur totale : 24 m.
  * Hauteur maximum : 22 m.
  * Ouverture de l’arche en maçonnerie : 14 m.

La culée de rive gauche.

  * Longueur totale : 70,25 m (y compris un jeu de 0,30 m à chaque extrémité près culée du petit tablier).
  * Dimensions du petit tablier métallique : 52,90 m (L) x 5,50 m (l) x 5,82 m (H).
  * Hauteur maximum de la pile à deux avant-corps : 32,90 m.
  * Profondeur maximum des fondations de la pile à deux avant-corps : 44,64 m.
  * Hauteur maximum de la culée extrême (côté nord) à un avant-corps : 9,50 m.

Le tablier métallique.

  * Longueur totale : 375,40 m (non compris un jeu de 0,30 m à chaque extrémité près culée).
  * Largeur : 6,78 m (d’axe en axe des appuis) – 7,80 m (entre garde-corps).
  * Hauteur : varie de 11,60 m à 11,67 m.
  * Longueur des travées de rive : 115,70 m.
  * Portée des travées de rive : 115,20 m (d’axe en axe des appuis).
  * Portée de la travée centrale : 144 m (d’axe en axe des appuis).
  * Nombre total de rivets d’assemblage : environ un million (dont 237 809 posés sur le chantier).
  * Poids total actuel de la structure métallique : environ 2 604 tonnes.

Nota : une cage roulante, épousant le profil extérieur du tablier et destinée à faciliter sa surveillance et son entretien, peut circuler sur toute la longueur de l'ouvrage métallique.

Le viaduc dans l'Art.

  * Entre 1982 et 1991, tous les troisièmes week-ends du mois de juin, se sont tenus, à la halte ferroviaire des Fades, les fameux "Congrès ordinaires de Banalyse" fondés par deux universitaires rennais, MM. Pierre Bazantay et Yves Hélias. La principale occupation de nos congressistes consistait à attendre "quiconque, ayant eu vent du Congrès des Fades, avait été fortement tenté de s'y rendre" ! Les "Banalystes" étaient des intellectuels -ou non-, portés -ou non- par les mouvements situationniste et surréaliste, venus de toute l'Europe et ayant choisi ce lieu pour son nom sans ambages, sa beauté agreste et d'accès immédiat problématique voire oppressant, son viaduc, ses vieilles michelines qui s'arrêtaient six fois par jour, et à la condition expresse de faire signe au conducteur...







Sources : Wikipédia 

Château de Tournoël


Château de Tournoël

  * Vidéo

Château de Montrognon


Château de Montrognon

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Fourme d'Ambert


La Fourme d'Ambert est un fromage français de la région Auvergne (mais également du département de la Loire), créé à l'origine dans les environs d'Ambert (Puy-de-Dôme), et qui bénéficie d'une appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis 1972. Ce fromage fait désormais l'objet d'une protection européenne sous le label de qualité AOP : appellation d'origine protégée.

Description.

C'est un fromage à base de lait de vache, à pâte persillée, non cuite et non pressée, à croûte sèche et fleurie, dont les dimensions sont d'environ 13 cm de diamètre, 19 cm de hauteur et dont le poids avoisine les 2,2 kg.

Son nom fourme vient du latin forma qui serait aussi à l'origine du mot fromage.

Fabrication.

Le lait est chauffé à 32 °C, on ajoute la présure pour le faire cailler et le penicillium roqueforti qui sera à l'origine de la formation du « bleu ». Une fois que le lait est caillé (solide), il est tranché en petits cubes. Le fromager va ensuite coiffer le grain de cailler. Le « coiffage » consiste en une succession de brassages lents entrecoupés de phases de repos. Cette opération permet au grain de caillé d'être entouré d'une fine protection qui évitera l'agglomération complète des grains lors de la mise en moule en ménageant des ouvertures entre eux. Cette étape est primordiale pour permettre le développement du Penicillium roqueforti dans les cavités préservées entre les grains coiffés.

Viennent ensuite les opérations de piquage, qui apportera l'oxygène indispensable au développement homogène du pénicillium dans les petites cavités du fromage, et d'affinage en cave pendant au moins 28 jours à une température oscillant entre 8 et 12 °C.

La production de 2006 totalisait 6 200 tonnes.

Une grosse partie de la production est le fait de structures laitières. Actuellement, trois producteurs fermiers produisent dans le cadre de l'AOP, dont un sur le canton même d'Ambert, dans la commune de Valcivières, à proximité immédiate du Col des Supeyres.

Pour bénéficier du label AOP, les fourmes doivent suivre des conditions de productions précises contrôlées par des organismes indépendants.

Aire de production.

La Fourme d'Ambert peut être produite dans une zone assez vaste :

    * 43 cantons du département du Puy-de-Dôme (soit les zones de montagne du Puy de Dôme excluant donc les plaines de Limagne)
    * 8 communes sur 3 cantons du département de la Loire
    * 5 cantons du nord-est du département du Cantal.

Histoire de l'AOC.

Ce fromage est sans doute l'un des plus anciens de France. Il était traditionnellement produit dans les zones d'estive des Hautes Chaumes des monts du Forez sous le nom de fourme de Pierre sur Haute. C'est sous ce nom que le fromage a fait l'objet d'un label dès 1940.

Le 9 mai 1972 était créée une appellation d'origine contrôlée commune à la Fourme d'Ambert et à la Fourme de Montbrison, la Fourme d'Ambert et de Montbrison, qui dura près de trente ans. Les deux appellations ont été séparées par décrets du 22 février 2002.

Désormais, ce fromage bénéficie de l'AOP : Appellation d’Origine Protégée, qui est l’un des quatre labels (AOP, IGP, STG, Agriculture Biologique) de l’origine et de la qualité reconnus par l’Europe. Ces trois lettres de noblesses sont garantes d’un produit qui est issu d’une région géographique, dont la qualité est avérée, qui respecte des caractéristiques du milieu et des facteurs naturels ou humains.

La différence entre les fourmes d'Ambert et de Montbrison réside essentiellement dans les techniques actuelles d'égouttage et de salage :

    * la Fourme d'Ambert subit un égouttage réduit et salage au sel sec en surface ou par saumure ;
    * la Fourme de Montbrison subit pré-égouttage, broyage et salage dans la masse du caillé ; sa phase de séchage s'effectue couchée dans des chéneaux d'épicéa.



Sources : Wikipédia 

Bleu d’Auvergne


Le Bleu d’Auvergne est un fromage français, de la région Auvergne, à pâte persillée fabriqué à partir de lait cru ou pasteurisé de vache, traditionnellement cylindrique. Il bénéficie depuis 1975 d’une appellation d’origine contrôlée (AOC) ou appellation d'origine protégée (AOP), nouvelle dénomination). La zone de production du Bleu d’Auvergne s’étend sur deux départements (Puy-de-Dôme et Cantal) et cantons limitrophes (dans l’Aveyron, la Corrèze, la Haute-Loire, le Lot, la Lozère).

Description.

Les fromages se présentent sous la forme de cylindre, d’un diamètre de 20cm, mesurant 8 à 10 cm d’épaisseur et d’un poids de 2 à 3 kg.

La teneur en matière sèche doit être de 52g minimum pour 100g de fromage.

La teneur en matière grasse doit être de 50g pour 100g de matière sèche.

Tranché, le Bleu d’Auvergne dévoile une pâte de couleur blanche à ivoire, onctueuse, parsemée de moisissures bleu-vert et sa très fine croûte naturelle fleurie peut présenter des reflets de la même teinte.

Histoire.

C’est à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Clermont-Ferrand que le Bleu d’Auvergne a gagné une réputation qui au fil des décennies, ne s’est pas démentie.

Il est né au milieu du XIXe siècle, de la nature et de la passion d’un enfant du pays. A cette époque, un fermier auvergnat imagina d’ensemencer du lait caillé avec la moisissure bleue qui se formait sur le pain de seigle puis de la percer avec une aiguille. L’air pénétrant dans les trames fit le reste, les premiers Bleus d’Auvergne allaient voir le jour. Les Auvergnats ont très vite domestiqué cette découverte et ont profité des ressources naturelles de la région, et des grottes froides qui permettaient au fromage de s’affiner lentement. Actuellement, l’affinage dure environ 4 semaines.

Fabrication.

Depuis 150 ans, le Bleu d’Auvergne a gardé une tradition de fabrication et d’affinage irremplaçable qui lui donne son goût généreux et rustique.

Fabriqué quasi exclusivement en laiterie, le lait de vache y est mélangé avec du pénicillium, qui sera à l’origine du bleu, puis ensemencé. Le caillé, une fois tranché et égoutté, est délicatement brassé pour « coiffer le grain », c’est-à-dire commencer l’égouttage au niveau de chaque grain de caillé. Il est ensuite placé dans des moules où il finit son égouttage. Alors vient l’étape du salage à la main : on dépose sur le "talon" du fromage et sur le dessus du sel qui peu à peu pénètre à l’intérieur de la pâte.

Pour se développer, le bleu a besoin d’oxygène ; c’est pourquoi le Bleu d’Auvergne est piqué à l’aide d’aiguilles, à son entrée en cave, pour favoriser l’aération jusqu’à son cœur. Les aiguilles à tricoter d’autrefois ont depuis longtemps cédé la place à un piquage mécanique qui permet aujourd’hui d’obtenir des persillages homogènes.

Puis, pendant quatre semaines minimum, le Bleu d’Auvergne est affiné en caves fraîches et humides, ce qui lui permet d’acquérir au fil des jours son onctuosité et son goût.


Pour fabriquer un Bleu d’Auvergne, il faut :

    * 20 à 25 litres de lait
    * du penicillium glaucum ou roqueforti pour développer le bleu



Sources : Wikipédia 
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